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Les ondes cérébrales et le cerveau…

Comprendre les bases du fonctionnement cérébral nous aide à mieux nous comprendre et à utiliser à bon escient des outils tels que ceux que nous utilisons dans les expériences exceptionnelles de conscience très élargie ou d’expériences extraordinaires. Nous verrons que le niveau d’énergie et l’alignement lors d’une expérience reste important  pour introduire de la conscience à des niveaux vibratoires correspondant aux différents stades ondulatoires du cerveau. En particulier, lorsque le cerveau entre en résonance et en conscience dans le lieu de traitement de l’information le plus puissant du cerveau, notre inconscient.

Le cerveau est certes un territoire énigmatique, mais depuis une cinquantaine d’années, la science a élucidé certains de ses mystères. Aujourd’hui, on utilise non seulement des produits pharmaceutiques pour intervenir dans sa chimie, mais aussi diverses technologies électriques, électromagnétiques pour en modifier les mécanismes physiques.

Ainsi, simplement en écoutant des enregistrements conçus à cet effet ou à l’aide de petits appareils émettant des signaux lumineux, semblables à des stroboscopes, on peut accélérer ou ralentir les ondes cérébrales ou encore synchroniser les ondes de l’hémisphère droit avec celles de l’hémisphère gauche.

Les effets recherchés sont variés, et pas toujours orthodoxes sur le plan scientifique : améliorer le sommeil ou les fonctions immunitaires, surmonter la timidité, apprendre en accéléré, développer la créativité, mais aussi atteindre ce qu’on appelle des états « non ordinaires » de conscience – notamment pour faire des rêves éveillés ou des voyages hors du corps. Précisons que non ordinaire ne veut pas dire artificiel, mais qu’il s’agit plutôt d’états peu courants – on pourrait dire exigeant une disponibilité peu compatible avec notre mode de vie habituel.

Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l’émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu’ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.

La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d’activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n’accepte pas de se détendre au moment indiqué; les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil…

D’autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la solution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n’accède pas facilement.

Mécanismes de la conscience

La conscience en tant que telle semble se produire dans le cerveau lors de l’interaction d’une triple matrice électrique, électromagnétique et chimique. Cela signifie que notre conscience dépendrait à la fois des interactions chimiques dans le transfert d’information neuronal que de l’activité nerveuse, électromagnétique cérébrale (intérieure) et extérieure (géomagnétisme, champs magnétiques artificiels,…). Le cerveau comme le corps a besoin d’harmonie, de rythmes pour fonctionner pleinement. Tout déséquilibre entraîne stress, maladie et mort. Le stress, les excès d’alcool, de drogues, le manque de sommeil, (dérèglements dans les cycles circadiens) influencent à leur tour la chimie du cerveau, et ferment un cercle vicieux qui détraque complètement les mécanismes de la conscience.

Influences extérieures

La complexe électromagnétique du cerveau peut être influencé par l’activité géomagnétique. L’activité géomagnétique est à son tour influencée par l’activité solaire et celle-ci pourrait à son tour être influencée par l’activité d’autres corps planétaires, stellaires ou galactiques. En somme les mécanismes de notre cerveau évoluent au sein d’un système ouvert. Plus proche de nous, le champ magnétique terrestre est uniforme dans certains lieux et singulier dans d’autres. Cela peut expliquer en partie certains comportements « exotiques » de notre conscience en certains lieux dits « chargés ».

Fréquences         Longueur d’onde

0,1-3 Hz              100000 Km à 1000000 km

3-30 Hz               10000 km à 100000 km

30-300 Hz           1000 km à 10000 km

 

Quand le cerveau prend le rythme

Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent affecter le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c’est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l’unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d’atteindre ces résultats en un rien de temps. En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché.

Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourrait graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l’influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l’EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.

Une technologie au service des deux hémisphères

Modifier le rythme des ondes cérébrales, c’est une chose, mais faire adopter le même rythme par les deux hémisphères du cerveau, c’est un pas de plus, semble-t-il. La théorie veut que plus les hémisphères fonctionnent au même rythme, plus grand est le bien-être. On croit même qu’un fonctionnement « intégré » des deux hémisphères favorise de meilleures performances mentales et intellectuelles, puisque la logique (cerveau gauche) et la créativité (cerveau droit) agissent alors en synergie.

La synchronisation des ondes cérébrales est également utilisée dans le domaine de la motivation, tant pour les hommes d’affaires et les sportifs, que pour celles et ceux voulant atteindre des objectifs personnels. On parle d’ailleurs d’« entraînement mental » et de « neurodynamique ».

 

Explorer l’insondable

Le travail d’exploration des ondes cérébrales et plus particulièrement la recherche d’états non ordinaires de conscience est utilisée de plusieurs manières pour le développement de la personne sur les plans psychologique et spirituel.

 

 

Les différents états modifiés de la conscience

La conscience instinctive du cerveau reptilien IC :

Liée à l’instinct de survie 

L’instinct de survie englobe des comportements indispensables, qui vont des besoins vitaux (comme la faim, la soif ou le sommeil) à la peur (de l’inconnu, de la mort). Cet instinct particulier est essentiel à la survie et permet en milieu hostile de fuir face à une menace, pouvant mettre sa vie ou celle de son espèce en danger. Les réflexes, qui ne sont pas commandés par la raison, sont  aussi l’expression d’un instinct de survie. En cas de danger immédiat ou dans le feu de l’action, l’Homme se voit par exemple accomplir des prouesses physiques dont il se croyait incapable. Sa rapidité d’exécution est alors remarquable, tout comme sa faculté à traiter instantanément l’information reçu.

Liée à l’instinct de reproduction

L’Homme est un animal, et comme n’importe quel animal sexué, son instinct de survie le pousse à se reproduire afin de transmettre son patrimoine génétique à sa descendance. C’est ainsi, qu’au delà des enveloppes charnelles et mortelles, se tisse l’extraordinaire chaîne qu’est la Vie.

La conscience de la conscience collective

Association

La conscience collective se développe et s’enrichit dans l’ouverture, l’échange, et la diversité… L’Homme éprouve alors le besoin d’appartenir à un groupe, de s’associer à autrui, de sentir qu’il est rattaché à un réseau. L’union faisant la force, l’instinct de survie est mis temporairement au repos. La notion de meute, de collectivité, de société, prend alors tout son sens. L’individu s’implique ainsi dans une niche « sociale, familiale, amicale » à laquelle il s’identifie, et via laquelle il apprend à se découvrir.

Idées / Information

Le cerveau permet à la conscience de se développer plus rapidement via sa capacité à : Recevoir l’information (via les 5 sens)

• Retenir (mémoire, apprentissage)

• Analyser (reconnaissance, traitement)

• Produire (communication, création, réflexion)

• Contrôler (fonctions mentales et physiques).

Les associations d’idées et l’information qui en découle permettent à la conscience d’obtenir une construction mentale de la réalité perçue.

Conscience de soi  limbique

Ego / Moi-je

L’ego est la conscience que l’on a de soi-même, il est le résultat d’une construction mentale et émotive de l’être. Utile au développement de l’individu, la conscience tendra néanmoins à transcender cette base égotique, siège des émotions et de certaines illusions. Cette demeure « construite de toute pièce » peut en effet s’avérer aliénante pour la conscience, la privant alors de cette liberté qui lui est par ailleurs destinée…

La conscience d’un pilotage automatique

On a tous senti à un moment ou un autre sa propre conscience se détacher d’une réalité sensorielle et corporelle, pour aller voguer vers d’autres contrées. C’est ce qui arrive par exemple lorsque, au volant de votre voiture, vous mettez votre corps en mode « pilotage automatique » et partez visiter un autre monde, fait de pensées et de rêveries.

La conscience de  la concentration à la transcendance 

La conscience parvient via cette focalisation à transcender les archétypes qui la conditionnent, et à s’extraire des différentes distractions/divagations/illusions auxquelles elle s’est essayée. Ainsi développée, la conscience pourra s’orientée librement vers une vision beaucoup plus pénétrante et transcendante de la réalité..

 

La conscience transcendée ou sensation de continuité de la conscience

Apparemment les états très profonds  les l’émotion, la cognition, la conscience de soi, et les souvenirs sont encore possibles, des sensations de bien être, la vision d’un tunnel, de proches décédés, l’apparition d’une lumière blanche…

Pour beaucoup de scientifiques, ces « expériences aux frontières de la mort » seraient plutôt liées à une dernière agonie du cerveau. Le manque d’oxygénation du cerveau (anoxie), et l’élévation du taux de dioxyde de carbone (hypercapnie) viendraient alors expliquer les hallucinations et cette fameuse lumière blanche qui représenterait pour certain au langage source de la conscience. La sécrétion d’endorphines serait quant à elle responsable de cette ultime sensation de paix et de félicité ressenti au seuil de la mort.

La « continuité de la conscience » par-delà la mort cérébrale et donc physique. La conscience ainsi détachée poursuivrait alors son élévation, son voyage, jusqu’au bout de la nuit dans une vision religieuse et spirituelle et de croyances.

Les 5 niveaux de représentations des états vibratoires de la conscience.

La conscience expérimente des réalités différentes de celle à laquelle elle se réfère habituellement (à travers le mental, le corps et ses cinq sens). Sa perception tout comme sa relation au monde s’en retrouve alors très modifiée. Depuis les années 1970, les EMC font l’objet d’études, de recherches et d’expériences poussées. L’augmentation ou la perte progressive d’une vigilance (corporelle, sensitive, ou encore mentale) de la conscience, trouve un parallèle entre « le ralentissement de l’activité cérébrale » et « l’accès à de nouveaux états de conscience »

Cinq phases d’activité:

1. ondes gamma [25 à 65 Hertz]

Les sens, l’intellect, l’intuition, ou encore la mémoire sont mis harmonieusement et synchroniquement à l’œuvre. L’émission de ce type d’ondes, à oscillations rapides, reflèterait en quelque sorte la pleine conscience à travers l’être. La production d’ondes gamma témoigne d’une  intense activité neuronale et mentale. On retrouve l’apparition de ces ondes rapides pendant les phases de création, lors de la résolution de problèmes, ou encore lors d’une attention soutenue.

 

Etat de Présence

  • Conscience      – Activité mentale intense –
  • Cohérence      – Apprentissage / Création
  • Equilibre         – Sérénité
  • EHC                – Hyperconscience (voir Onde delta)

2. ondes bêta [12 à 25 Hertz]

Notre cerveau dans l’action, lorsque nous nous réfléchissons, nous apprenons. Notre cerveau fonctionne alors en plein régime.

Etat de vigilance

  • Conscience instinctive  – Défense / Nutrition / Reproduction
  • Conscience collective   – Notion de groupe / Association d’idées
  • Conscience de soi       – Ego / Mental / Libre-arbitre

3. ondes alpha [7 à 12 Hertz]

Le sujet est alors assoupi, mais demeure très sensible aux stimuli extérieurs.

 

Etat de Détachement   

  • Pilotage automatique   – Détachement de l’esprit
  • Etat Hypnotique           – La conscience au repos
  • Etat méditatif              – Le lâcher-prise

4. ondes thêta [4 à 7 Hertz]

Profondément endormi.

 

Etat d’Ouverture

  • Méditation       – Eveil / Brèves illuminations
  • Transe            – Elévation de la conscience, élargissement, expansion-
  • E.H.C.             – Expérience Hors du Corps –

 

5. ondes delta [1 à 4 Hertz] 

Plus la fréquence descend en dessous de 4 cycles par seconde, et plus nous sombrons dans des états s’approchant de la mort physique… Les états d’hyperconscience apparaissent à ce niveau. C’est dans ce lieu que les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance apparaissent, d’où l’importance du sommeil chez l’enfant.

 

Etat de Contact

  • Rêve lucide                   – La conscience dans l’inconscient –
  • Somnambulisme            – L’inconscient dans la conscience –
  • Sommeil profond           – Nettoyage / Régénération –
  • Coma                           – Le monde inconscient –
  • E.M.I.                           – Expérience de Mort Imminente –
  • E.C.E                            – Expérience extraordinaire de conscience
    • EHC                             – Etat d’hyperconscience

Un peu de physique…

Ondes cérébrales et Electroencéphalogramme (EEG)

Les ondes cérébrales sont des fluctuations du potentiel électrique entre différentes parties du cerveau ou l’activité cérébrale est mesurée avec un EEG. Des électrodes sont placées sur des emplacements spécifiques sur le cuir chevelu (double zones occipitales, temporales, centrales et frontales) pour détecter et enregistrer les impulsions électriques de l’activité cérébrale.

La fréquence est le nombre de vagues (ou de crêtes) d’une ondulation en une seconde. Elle peut être comparée aux fréquences radio. L’amplitude représente la puissance des impulsions électriques produites par le cerveau. Le volume ou l’intensité de l’activité d’onde cérébrale est mesuré en microvolts.

L’EEG décrypte les basses fréquences, bandes de fréquence :

BETA (13-30Hz) et GAMMA (+ de 30Hz)

Les ondes BETA et GAMMA correspondent à l’état de veille.

Les ondes GAMMA (au dessus de 36 Hz, jusqu’à approximativement 80Hz) est le seul groupe de fréquence présent dans chaque partie du cerveau. Quand le cerveau doit traiter simultanément l’information de différents secteurs, l’activation d’une fréquence de 40Hz favorise l’information entre les secteurs exigés pour un traitement simultané. Une bonne mémoire est associée à l’activité de 40Hz, tandis qu’une insuffisance d’ondes de 40Hz crée des incapacités d’étude.

Etats subjectifs : pensée, haute activité mentale incluant la perception et la conscience.

Etats comportementaux : intégration de pensées.

Corrélations physiologiques : corrélations « liantes », traitement de tâches complexes.

Le rythme BETA (au dessus de 12Hz) est le rythme qui dominant quand nous avons les yeux ouverts, écoutons et pensons au cours de la résolution de problèmes analytiques, jugements, prise de décision, et traitement des informations relatives au monde qui nous entoure.

Localisation : lobes temporaux et en états subjectifs sur les lobes occipitaux et frontaux.

Comportements associés : tâches et comportements associés détendus pourtant focalisés, intégrés.

Corrélations physiologiques : un rythme croissant améliore les capacités d’attention.

États subjectifs : la pensée, état averti.

Corrélations physiologiques d’activité mentale : effets alertes, actifs, mais non agités, peut augmenter des capacités mentales, la vigilance, haut QI en ondes BETA (au-dessus de 18 hertz)

Rythme BETA médian ;

États subjectifs de sentiment : la vigilance, agitation.

Etats comportementaux : activité mentale, maths, planification, etc…

Corrélations physiologiques : activation générale des fonctions d’esprit et de corps.

THETA (4-8Hz), ALPHA (8-12Hz),

Le passage des ondes THETA à ALPHA correspondrait à l’état onirique.

C’est dans cet état que semblent se produire les phénomènes Psi. Ils se produisent à la lisière du rêve et de l’état de veille. Ondes de la relaxation profonde et de plein éveil, atteinte notamment par les personnes expérimentées « managers, sportifs, mystiques, ou par surgissement spontané ».

Les ondes THETA ont une fréquence de 3,5 à 7,5 hertz et sont en liaison avec la créativité, intuition, la rêverie, et fantaisie et est un dépôt pour la mémoire, les émotions et les sensations. Les ondes THETA sont fortes pendant la méditation, la prière, et la conscience spirituelle. Il reflète l’état entre la complétude et le sommeil. Le rythme THETA est relié au subconscient ou préconscient. Il est anormal chez les adultes éveillés mais est parfaitement normal chez les enfants jusqu’à 13 ans.

Le rythme THETA est censé refléter l’activité du système limbique et de la région de l’hippocampe. On observe ce rythme dans l’inquiétude, l’activation et l’inhibition comportementale. Quand le rythme THETA fonctionne normalement il favorise les comportements de l’étude et de la mémoire.

Localisation : habituellement régional, peut impliquer beaucoup de lobes, peut être latéralisé ou répandu.

États subjectifs : intuition, création, imagination, langage figuré, pensées en changement, assouplissement, l’unité, « sapience », mais aussi distraction.

Corrélations physiologiques : curation, intégration des effets de l’esprit/corps. Si ce rythme est augmenté, peut induire des états de transe. Si supprimé, peut améliorer la concentration et l’attention.

Les ondes ALPHA (8-12 hertz) favorisent les ressources mentales, aident dans la capacité de coordination mentale. Dans cet état on peut se déplacer rapidement et efficacement. Au moment où les ondes ALPHA prédominent on est calme et à l’aise. Les ondes ALPHA jettent un pont entre conscient et préconscient. C’est le rythme principal de la détente chez les adultes. On rapporte que des rythmes d’alpha sont dérivés de la matière blanche du cerveau. La matière blanche est la matière du cerveau qui relie tous les neurones. Les ondes ALPHA sont plus en activité dans la région occipitale, dans le cortex et dans sa bande périphérique.

Cette fréquence est liée à l’extraversion, la créativité, et le travail mental. Quand ce rythme est avec dans les gammes normales, on est calme et nous avons une vision claire du monde. On augmente la fréquence ALPHA en fermant les yeux ou en respirant profondément et on la diminue par la pensée ou le calcul.

La formation d’Alpha Thêta peut créer une intensification sensorielle, la pensée abstraite et le sang-froid.

Localisation : régionale, implique habituellement le lobe entier

Etats subjectifs : détente, non agitation, tranquillité, état méditatif.

8Hz : conscience intérieure de l’individu, intégration de l’esprit et du corps.

10-12Hz : centrage, focalisation, curation, raccordement esprit/corps.

Paradoxalement, les ondes alpha favorisent l’état Psi.

Cette fréquence semble favorable à l’exploration atypique du potentiel cognitif humain.

C’est être comme dans un état de connexion avec le monde, autrui.

DELTA (4Hz et -),

Les ondes DELTA correspondent à un état inconscient.

Les ondes cérébrales DELTA sont les plus basses (0,1>3Hz). Une activité de moins de 4Hz se manifeste lors du sommeil profond à mouvements oculaires rapides et pendants des processus anormaux, et ceux hypnagogiques et empathiques.

Les ondes DELTA sont impliquées dans notre capacité d’intégration et de laisser aller. Elles reflètent l’esprit sans connaissance ou de sensation d’un tout connaissant. C’est le rythme dominant des enfants en bas âge, de moins de un an. Il tend à être le plus haut en amplitude pour les ondes les plus lentes. Nous augmentons nos ondes DELTA afin de diminuer notre conscience du monde physique. Ce qui ne veut pas dire  que la conscience disparait.

Caractéristiques : états subjectifs bilatéraux, sommeil, sommeil profond, hypnose, rêve lucide, transe, tâches associées inconscientes, léthargie, immobilité, états de profonde détente.

 

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Carl Jung

Il naquit en 1875 et fut le disciple et ami de Sigmund Freud.
Au lieu de considérer la spiritualité et la religion comme des évasions par rapport à la santé mentale il admit, en effectuant une synthèse de traduction religieuse de l’Orient et de l’Occident, une présence divine qui donnait un sens à la vie.

Pour Jung, en Occident ont est porté à chercher à l’extérieur de soi-même une présence divine dispensatrice de grâce alors qu’en Orient, on insiste sur l’universalité, l’intemporalité et la vie intérieure.
Il a observé que l’homme oublie trop facilement la tâche qui consiste à s’autoréaliser. Il est souvent bien commode d’éviter ce qui comporte le plus de sens pour nous en tant qu’être humain et de prendre le chemin de la moindre résistance. Le chemin qui mène au sens et à la réalisation de soi, Jung l’a appelé le « processus » d’individuation ».

Ce processus comporte deux phases :

– la première est en relation avec le développement de la « personna » qui est un masque ou une série de masques que nous portons dans la vie. Cette première phase passe à travers tous les défis rencontrés entre la puberté et l’âge de quarante ans. Cette période regorge de choix de vie opposés : la liberté ou l’engagement, le besoin de solitude ou l’intimité, pour n’en nommer que quelques uns. Cette phase alterne entre introversion et extraversion.

– la seconde phase, qui généralement commence vers quarante ans, apporte l’occasion de découvrir un sens plus profond et plus personnel à sa vie.
Cette phase comporte deux démarches :

– devenir de plus en plus conscients de ces aspects de nous-mêmes que nous avions laissés de côté: quelle que soit la crainte que nous inspire cette entreprise, nos aspects cachés ont un cadeau magnifique à nous offrir.

– la quête de l’intégralité. Ayant reconnu nos parties cachées, nous devons les accueillir et les intégrer. Elles nous enrichissent et nous font découvrir que le sens de la vie vient de la réalisation de l’unicité et de l’individualité.

Bibliographie:

« L’Homme à la découverte de son âme » de Carl Jung

Toute la vie humaine est le reflet du passage de l’ego à l’âme (ou du psychologique au spirituel)
   L’ultime but de la vie est de vous permettre de découvrir qui vous êtes vraiment. Vous avez pris une forme physique pour réaliser cet objectif, pour découvrir par vous-même que vous êtes un être spirituel.
Vous découvrez qu’en réalité, tout est spirituel et que les étiquettes que vous attribuez aux différentes maladies et aux conflits psychologiques ne sont que des termes différents qui parlent tous du seul processus en cours : celui de l’éveil de la conscience.
La maladie est une forme de malaise localisé qui a été engendré à un moment de l’existence par la dénégation, la culpabilité, le jugement, la honte, l’autocritique et le manque d’amour. Elle est aussi liée à un réflexe biologique de survie qui est à mettre en relation avec la conscience primale de la vie, tant végétale, qu’animale ou humaine.

La maladie est un cri de l’âme qui attend d’être entendu et replacé dans son juste contexte

La maladie est intimement liée à l’éveil spirituel lorsque celui-ci ne peut se faire dans des conditions harmonieuses. C’est un des moyens qu’utilise le corps pour « rectifier la trajectoire » lorsque celle-ci s’éloigne de notre être véritable. Lorsqu’une guérison se produit, la peur devient lumière, une nouvelle orientation est donnée au corps et la santé se rétablit. Mais il est bien entendu qu’il n’est pas obligatoire de passer par cette expérience de la maladie pour y arriver.
L’éveil spirituel peut être favorisé par la compréhension du processus psychologique de l’être humain qui, observé sous cet angle, globalise et réunit toutes les données.
Une science récente, la psychobiologie, résume tout le périple de la conscience humaine comme le passage de l’homme animal à l’homme Dieu.
Vous trouverez ci-après, le tableau et l’explication de cette synthèse qui permet de situer plus justement l’homme dans son chemin de vie.

Pour voir le tableau complet, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Le cercle symbolise la vie humaine.
Il est divisé en quartiers qui représentent les quatre grandes étapes psychologiques (ou spirituelles) à franchir pour permettre le passage du Moi au Soi, ou de l’ego à la conscience de l’âme, ou encore, de l’homme-animal à l’homme-Dieu.
Chaque quart se divise encore en trois roues qui concernent les étapes d’entrée, d’installation et de sortie nécessaires pour le passage d’un quart à un autre.

1er quart supérieur gauche

Le premier quart supérieur gauche (1) représente la création de l’ego. Il débute par l’entrée dans la vie du fœtus dans le ventre maternel.
Le fœtus vit en symbiose avec sa mère. Lui ou sa maman, c’est pareil. Il ressent ce qu’elle ressent, il vit ses joies et ses peines. Il vit dans la consciencesubconsciente. Cette période est représentée par la première roue (entrée) dans le premier quart.

A la naissance, il quitte cette union et connaît la séparation. Ses pleurs et ses cris sont la manifestation de son travail de deuil et de sa souffrance de cette séparation.
Au fil des mois, en même temps qu’il découvre son corps, il va réaliser qu’il n’est pas sa mère et que sa mère n’est pas lui. Le nourrisson fait alors une sorte de dépression qui se manifeste par le fait que chaque fois qu’il est en présence de quelqu’un d’étranger à sa mère, il pleure ou il se cache.
Vers un an, l’enfant réalise qu’il y a sa mère, les autres et lui. C’est cette séparation qui donne l’identité de l’enfant. Ainsi naît le Moi, au niveau psychologique.
Cette période (entre un an et trois ans) correspond à l’installation dans laconscience sociale. (voir 2ème roue du premier quart supérieur gauche)

Ce petit Moi va chercher des solutions pour ne pas souffrir dans la vie de tous les jours de ses frustrations et de ses manques. C’est là qu’il va installer ses propres programmes de survie suivant les événements qu’il rencontrera et ses réactions premières vis-à-vis de ceux-ci. Souvent, la première expérience consciente est déterminante et sera l’objet de référence pour les situations ultérieures qui verront se répéter les mêmes schémas comportementaux. Il va se forger ses défenses en prenant conscience du pouvoir qu’ont ses « oui » et ses « non ». (Conscience du petit moi ou de l’ego).
A ce stade, l’ADN est porteur de toutes les informations relatives à la survie, à la douleur, à la souffrance et au pouvoir de l’ego.
La création de l’ego est un processus naturel et obligatoire sur le chemin de la prise de conscience du Soi. Il est une aide qui, normalement, dès l’âge de sept ans, devrait aider l’enfant à se repérer dans la vie.
Mais dans la réalité, il en va tout autrement.
C’est durant cette période, (entre trois et sept ans) qu’il va adopter les comportements qu’on lui apprend. C’est là qu’une faille se creuse entre ses émotions vraies et ses émotions fausses, entre ce qu’il « aurait dû ressentir » et ce qu’il ressent effectivement. Les comportements appris avant qu’ils ne soient désirés par l’enfant prennent la place de ses sentiments véritables. Le processus est subtil car il est lié à « la bonne éducation » que veulent lui donner ses parents et la société pour « son bien ».
Un « faux moi » prend la place de son identité et éteint tous ses véritables repères.
Exprimer sa joie ou sa tristesse, sa colère ou sa désapprobation, donner ou conserver pour soi devient pour l’enfant un choix impossible à faire tant il est conditionné par ce qu’on attend de lui et ce qu’on lui a inculqué.

C’est là que le niveau de la sensation à votre véritable identité a été détruit

L’être humain est soumis aux lois et aux règles de la société qu’il s’est créé et qui vont, le plus souvent, à l’encontre des deux seules lois auxquelles répond l’âme et qui sont la liberté et l’auto-responsabilité.
C’est ce qui permet l’installation « des masques ».(voir 3ème roue du premier quart supérieur gauche)

A partir de là, l’enfant va vivre avec ce comportement appris non désiré qu’il a intégré à son identité jusqu’à l’inévitable « crise de l’adolescence » ou son âme, à la recherche de l’unité perdue, va le pousser à se différencier de ses parents pour trouver son propre centre. (Voir 1ère roue du second quart supérieur droit)

2ème quart supérieur droit

Il va passer ensuite par un travail d’organisation et de socialisation et la rencontre de l’autre sexe.
Si toutes les étapes de ce processus de maturation psychologique se sont bien passées, l’homme ou la femme est devenu capable d’un amour altruiste.
Mais là aussi, les déviations de la société, de l’enseignement, de l’éducation font que rares sont « adultes » ceux qui arrivent à l’âge adulte. La plupart du temps, ils en sont encore à se débattre avec un émotionnel resté accroché à l’âge de la petite enfance et avec un ego qui cherche désespérément à combler ses besoins.
Normalement, l’âge adulte devrait conduire à la découverte des masques (voir 2ème roue du 2ème quart) et à sa conséquence directe : le désir de libération du comportement appris non désiré (3ème roue du 2ème quart).

Ce désir de libération du comportement appris non désiré va amener l’être humain à rencontrer son « ombre », c’est-à-dire, reconnaître toutes les parties de lui qui n’ont jamais pu s’exprimer. C’est là qu’il doit arriver à ne plus se juger, à comprendre que tout est juste. Il rencontrera la peur de la perte des valeurs qui le soutiennent, la révolte et enfin l’acceptation de ce qui est. (voir 1ère roue du 3ème quart inférieur droit)

3ème quart inférieur droit
    

N.B. Le cancer apporte souvent avec lui cette remise en question brutale. La résolution des conflits qui en sont la cause et la mise en conscience du processus de conscience qui est en train de s’opérer, conduit le plus souvent à sa guérison.
Il n’est, bien évidemment, pas nécessaire d’avoir recours au cancer ou à la maladie pour réaliser cette étape; le cancer ou la maladie est un moyen qu’a choisi la personne dans le cadre de ses croyances et de ses limitations pour atteindre cet état de conscience. (Une des croyances les plus répandues est que l’évolution passe par la souffrance et la maladie.)

La découverte du « compagnon » (terme qui désigne l’ego véritable) va lui permettre de mettre bas les masques (2ème roue du 3ème quart).

Il voit alors clairement qui il n’est pas mais il ne sait pas encore qui il est. Cette perte des repères de l’identité va le plonger dans la confusion. Il pourra avoir l’impression de « perdre la tête ». Son mental ne lui semblera plus d’aucun secours.
Mais ne faut-il pas se perdre pour se « retrouver » ? (3ème roue du 3ème quart)

  Cette étape est cruciale car il y a le risque de confondre les symptômes de libération avec les symptômes de l’ancien état de souffrance. Des symptômes de guérison peuvent être interprétés comme des maladies alors que c’est le corps qui saisit l’occasion pour évacuer toutes les scories qu’il a accumulées depuis bien longtemps, pour éliminer ce qui n’est plus utile et pour réparer et restaurer ce qui doit l’être.

La recherche de l’unité, de l’amour infini ne peut être comblée tant que la dualité se manifeste en l’Etre. Aussi, va-t-il inverser le processus. Plutôt que de chercher à l’extérieur la plénitude, il va la rechercher en lui-même. C’est le chemin de l’introversion, de la méditation. Il va mettre une distance entre les évènements extérieurs et sa perception, ce qui va empêcher les émotions de le submerger et de ressentir des émotions violentes face aux événements.
Un quatrième brin d’ADN est activé : il est porteur de toutes les informations concernant l’amour inconditionnel.
A ce stade, l’humain n’a réalisé qu’une partie de sa croissance. (Conscience de transmutation) (1ère roue du 4ème quart).

4ème quart inférieur gauche

Cela va lui permettre de découvrir « l’Autre » qui l’habite, c’est-à-dire, son Etre intérieur. Cette partie de lui libre et non soumise aux conditionnement social, aux habitudes, cette partie qui se suffit à elle-même et qui échappe à la dualité. Cette étape est celle de la supraconscience qui correspond à l’activation d’un cinquième brin d’ADN porteur des informations relatives au fait de s’exprimer et de vivre au-delà de la dualité. (2ème roue du 4ème quart)

Après le chemin de l’introversion, il va prendre le chemin de la croissance spirituelle qui se fait au dehors, dans la relation à l’autre car il a désormais compris que l’Autre, c’est lui. La sympathie devient empathie, la communication communion.
Sa relation avec Dieu va être radicalement changée car elle est la découverte de la dimension divine en l’homme. (Hyper conscience)
Un sixième brin d’ADN est activé avec toutes les informations relatives aux facultés de précognition du subconscient. ( 3ème roue du 4ème quart)

Commence alors une nouvelle spirale qui accueille un humain « guérit » de ses souffrances psychologiques, parfaitement libre et lucide du monde qui l’entoure et qui peut désormais œuvrer, en possession de sa pleine puissance.

C’est en vivant dans le monde dans l’état d’hyper conscience, que l’être humain atteint ensuite l’illumination et la réalisation pour vivre l’ascension.

Pour conclure, nous pouvons dire qu’il existe une médecine d’urgence et une psychologie d’urgence qui servent à soutenir le petit « Moi » dans ses moments de fragilité, qui servent à réparer les traumatisme physiques, affectifs et psychologiques. Mais la véritable médecine et la psychologie de demain s’adresseront ensuite au Soi pour l’aider à reprendre sa place dans l’évolution humaine.

L’attention, considérée ainsi qu’un processus mental, consiste en la concentration et la focalisation sur un stimulus, un événement mental ou une tâche. Vue comme le processus de sélection des multiples informations entrantes, l’attention apparaît comme un processus de décision de la conscience qui opère des choix informationnels. La capacité de préparer sélectivement notre système nerveux pour traiter un ensemble de stimuli, ou encore la capacité de réflexion – comme celle, tout simplement, qui consiste en l’évaluation des possibilités de réponses à une question – , ces capacités forment toutes des dispositifs d’attention. L’attention est une ressource mentale limitée. Les procédés automatiques qui opèrent de manière parallèle, où les capacités ne sont pas intentionnelles et restent inconscientes, n’exigent pas que l’on puise aux ressources de l’attention. (Le simple fait de penser à la tâche qu’on accomplit pourrait effectivement conduire à effectuer cette tâche de manière erronée). Le traitement contrôlé, comme celui qui régit les tâches inhabituelles, opère par série, capte l’attention et limite par conséquent les ressources. La mémoire humaine à court terme (la Mémoire de Travail) est limitée à environ trente secondes pour ce qui concerne ses capacités temporelles ; celle-ci, d’un point de vue quantitatif, ne peut prendre en compte que sept bribes d’information au maximum, quantité certes minime, mais qui peut aussi bien déboucher sur un mauvais traitement de l’information. À n’importe quel moment, plusieurs traitements conceptuels actifs ou quasi actifs rivalisent pour accaparer les ressources cognitives et l’attention. Un large éventail d’informations est examiné à chaque instant et l’on trouve dans la mémoire un choix encore plus important d’informations activables susceptibles de fournir un contexte pertinent dans lequel on puisse traiter la nouvelle information. La « Pertinence » est un terme théorique qui se réfère à l’utilité cognitive d’un élément d’information dans un contexte, ou pour un individu dans un temps donné. Le but intrinsèque de la cognition humaine est la maximalisation de la pertinence et la réalisation d’un maximum d’effets contextuels avec le minimum d’effort de traitement.
La communication crée des espérances de pertinence chez les autres, suscite et exploite des espérances spécifiques de pertinence. La poursuite humaine de la pertinence comme un facteur constant permet à la communication de valider à un certain degré de succès ce sur quoi les autres portent l’attention ou ce qu’ils pensent. Ils portent de l’attention à l’information qui leur semble la plus pertinente, en combinant cette information avec l’information contextuelle disponible la plus pertinente. Parce que les humains suivent ce système prévisible, ils peuvent agir sur les esprits les uns des autres en manipulant les attentes de pertinence et le degré d’importance devient un état d’esprit négocié.

La mystique du cerveau

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La persuasion coercitive ou « réforme de la pensée » peut être définie comme un système coordonné d’influence coercitive et de contrôle du comportement conçu pour manipuler et tromper les individus dans l’intérêt des concepteurs du programme. On définira la réforme de la pensée comme un changement de croyance dans l’adaptation à la situation ; les programmes de réforme de la pensée se sont distingués d’autres programmes du même type par un continuum de recoupement de l’influence sociale basée sur les descriptions de la structure sociale des environnements de réforme de la pensée eux-mêmes. Les éléments qui permettent la distinction d’autres schémas de socialisation qui promeuvent l’observation sont l’attaque psychologique et interpersonnelle pour troubler la notion d’identité personnelle, l’utilisation d’un groupe de paires organisé et la pression interpersonnelle, laquelle rehausse la valeur de la conformité ; mais nous ne pouvons pas ne pas évoquer, ici, la manipulation de la totalité de l’environnement social du sujet, qui vise à stabiliser les modifications du comportement.
Le contrôle social se caractérise par le contrôle de la communication, la manipulation émotionnelle et comportementale ; la conformité au comportement dérivé de la doctrine ; les sollicitations d’aveux ; l’approbation inconditionnelle de l’idéologie, la manipulation du langage par les clichés ; enfin, la réinterprétation de l’émotion et de l’expérience humaine selon la doctrine et le sentiment d’infériorité qu’éprouvent ceux qui ne partagent pas l’idéologie.

La stratégie essentielle utilisée par de tels programmes est de sélectionner systématiquement une séquence et de coordonner en continu les nombreuses tactiques de persuasion coercitive sur des périodes étendues dans le temps. Les programmes de réforme de la pensée sont sophistiqués et subtils, créant un attachement psychologique qui est bien plus puissant que les méthodes d’influence n’utilisant que la menace. La déstabilisation psychologique réussie produit un déplacement négatif dans les évaluations globales de soi et augmente l’incertitude sur les valeurs et positions individuelles. Elle réduit de cette façon la résistance aux demandes d’objectivité tout en accroissant la suggestibilité. La persuasion coercitive est appliquée en phases séquentielles de Solve et Coagula. Dans un modèle en trois phases, cette période de déstabilisation sera suivie d’une phase de « changement » menant à une étape de consolidation de la « réforme » et du renforcement de la pensée.

Les procédures d’influence utilisées habituellement durant les interrogatoires de police modernes peuvent manipuler par inadvertance les croyances de personnes innocentes sur leur propre innocence et, de cette façon, les amener à avouer un crime qu’elles n’ont pas commis. Les aveux résultant de l’application réussie de phases et modèles séquentiels de réforme de la pensée sont classés comme faux aveux contraints et intériorisés. L’utilisation de certaines procédures d’interrogatoires courantes crée une vulnérabilité psychologique minimum chez le « suspect », ce qui suffit à en obtenir une confession de ce « suspect », confession à laquelle ce « suspect » croit lui-même.

Le concept de la mémoire, aussi bien en tant qu’instrument qu’en tant qu’ensemble de techniques qui peuvent êtres apprises et habilement appliquées pour former des espaces idéologiques et mentaux dépend d’une longue tradition. Son utilisation comme arme pour établir des Ordres Symboliques remonte aux premières démonstrations de domination. Les sociétés d’avant la modernité basaient leur mémoire sociale sur l’interaction de la transmission orale et de l’information dans le code pictural. La mémoire artificielle est établie à travers les lieux et les images, c’est-à-dire par une psycho-géographie des systèmes, elle-même renforcée et confirmée par l’expérience.
Régulée par l’état à travers un système éducatif contrôlé par des castes sacerdotales, la perception sensorielle peut être circonscrite en utilisant les représentations visuelles des extrêmes ou les analogies, qui seront, ensuite, méthodiquement appliquées dans la création de scénarios mentaux et rythmeront le développement de l’individu à travers des cérémonies rituelles. Les monuments, ces objets tyranniques, sont là pour intimider le public par leur aura de mystère tenant de l’Ordre Symbolique.

La reconstitution rituelle collective, qui renforce les hyperliens des associations cognitives dans le bunker idéationnel, dépend d’une structure psychique propre à une civilisation dans laquelle s’est établie une logique politique narrative et une temporalité particulière.

Une tendance psychologique propre à l’humain est que celui-ci, dans un environnement donné, portera son attention sur les phénomènes inhabituels qui s’y manifestent plutôt que sur ce qui lui paraît familier. La théorie de la Détection de Signal confirme qu’il y a deux niveaux d’information en cours dans l’opération de détection : le premier niveau consiste en la connaissance de « la preuve sensorielle » (présence /absence de signal ou de bruit) ; le second niveau débouche sur une prise de décision motivée par cette preuve initiale, décision qui dépend également des calculs de probabilité et des résultats positifs qui s’y attachent. La psychophysique tente de mesurer la relation entre la stimulation physique et les sensations psychologiques qu’elle produit ; ainsi de la limite absolue de la perception visuelle humaine, que les scientifiques soumettent à l’expérience consistant à placer une bougie dans une nuit noire claire à une distance de 45 kilomètres ; concernant le toucher, cette limite prend la forme étonnante de l’aile d’une mouche tombée d’une hauteur de 1 cm pour effleurer la joue du sujet. Les « seuils de différence » sont définis par certaines différences « à peine remarquables » ou par de légers changements qui peuvent être détectés d’un essai l’autre. Le seuil de différence « à peine remarquable » est de 2 % pour le poids, de 2 % pour la lumière, et de 10 % pour le niveau sonore. Les Manuels de Contre-Intelligence sur les techniques d’observation qui se réfèrent à la recherche psychologique stipulent que 85 % de ce que l’on retient d’une situation réelle de vie l’est par la vision. Le sens auditif remporte la palme des 13 % ; reste enfin 2 % pour les sens du toucher, de l’odorat et du goût. Le système visuel humain n’est pas capable de détecter un mouvement effectué en moins d’un dixième de seconde, phénomène à la base d’une variété d’illusions ou de « trucs » impliquant une main rapide, comme les tours de passe-passe. Dans le domaine spatial, la vision, qui est plus performante que l’audition, fait que celle-ci prend le pas sur celle-là, contrairement au domaine temporel où la résolution de l’audition est meilleure que la vision, ce qu’illustre la perception du discours. L’audition est peut-être dix fois meilleure que la vision dans la résolution d’événements rapides et successifs.
Les scientifiques étudient la manière par laquelle les sens aident le cerveau à combler les fossés de la perception pour donner sens aux événements. Des expériences suggèrent que le moment de la perception – ce que le cerveau pense être « maintenant » – pourrait avoir eu lieu une demi-seconde plus tôt. La lumière doit atteindre les yeux, le son les oreilles ; ensuite les deux signaux doivent être traités par le cerveau pour qu’ils aient l’air simultanés. « Mais il ne s’agit rien d’autre que d’une supercherie du cerveau, qui crée de la vérité à partir d’illusions, phénomène qui demande beaucoup d’effort pour que cela semble cohérent ».

Au fond, le phénomène repose sur l’illusion sans être véritablement cohérent.

Le cadrage est un dispositif psychologique qui consiste à fabriquer le point de vue de l’observateur ; celui-ci est invité à percevoir un objet d’après une perspective déterminée, ce qui conditionne le rapport qu’il entretiendra avec cet objet. Dans un champ visuel, on perçoit plus facilement certains objets que d’autres. On manipulera la perception de l’observateur selon cette règle, qui s’appliquera aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du cadre. Le sens informationnel d’une image ainsi réorganisée variera alors selon la volonté du manipulateur. Influencer la manière dont un problème est perçu peut mener à des solutions radicalement différentes. Selon la « Théorie de la Prospection » (« Prospect Theory »), la priorité humaine numéro un est d’éviter l’échec. Les gains sont secondaires en comparaison de l’objectif « zéro perte ». Ainsi, il est plus judicieux de poser une problématique en termes de pertes plutôt qu’en termes de gains possibles. Une personne choisira une stratégie conservatrice quand le problème à résoudre sera présenté de manière positive, et choisira une stratégie plus risquée lorsque ce même problème sera posé en termes négatifs.

Ces variantes du « Problème de Cadre » relèvent d’une thématique plus générale, celle de la description totale dans la perspective d’une théorie de l’esprit. Cela n’apparaît pas seulement, en effet, dans le calcul de la situation pour représenter de manière adéquate un monde qui change constamment, selon les « lois du mouvement » mais également dans la prévision, l’induction, le raisonnement, la compréhension du langage naturel, l’apprentissage etc. Au fond, obtenir la description complète d’un objet s’avère être un but impossible à atteindre. L’effet dominant du cadrage est intégré au média lui-même ; ainsi, même s’il existait des programmes à prétention d’objectivité, celle-ci ne pourrait être véritablement obtenue.

Avec l’abandon de l’idée que le monde existe indépendamment de l’observateur, on ne peut définir la réalité objective sans tenir compte d’une re-création effectuée par celui-ci au cours de l‘observation. Mais la qualité de l’expérience de la réalité est relative à l’organisation de la perception. Quand le son devient signal, quand l’observateur est capable de voir la diffusion sonore comme un modèle, la capacité d’analyse et de synthèse dépend du développement et de l’organisation de la perception. Les formes que nous utilisons pour arriver au bout de nos expériences vont des hallucinations à l’utilisation rationnelle de modèles schématiques. Une des caractéristiques majeures d’une pensée productive se base sur la recombinaison psychologique associative, mais le point essentiel de la formulation théorique montre que les représentations internes constituent déjà l’élément déterminant d’un environnement perceptible.
La croyance et l’imagination construisent la réalité ; celle-ci se structure autant à partir des mécanismes basiques de survie dirigés par l’instinct « frappe-et-cours » que le cerveau reptilien contrôle, qu’ à partir du comportement territorial, du symbolisme abstrait régi par des impulsions neuronale et codées en images mentales qui soulignent les visions du monde. Plus un système a de points de référence, plus sa potentialité utilitaire augmente, et plus les facteurs d’incertitude s’infiltrent. Ce qui est « réel » n’est pas certain mais ce qui est certain n’est pas « réel ». Le système nerveux de l’homme montre que la différence peut être supprimée entre le « réel » et un événement clair et vif, conçu uniquement par l’imagination. Le système nerveux agit en fonction de ce qu’il croit ou perçoit comme « vrai ». C’est la base de la réussite d’un l’entraînement. Déverrouiller le futur implique la maîtrise de cartes multidimensionnelles du monde pour ouvrir de nouvelles portes de sorties et de nouveaux ports d’attache dans l’hyperespace ; cela nécessite des mots de passe permettant les voyages hors la réalité globale normative vers les cultures parallèles et les nations invisibles ; cela nécessite des stations de ravitaillement pour nomades sur les routes prises par la pratique révolutionnaire du vol sans but ; cela nécessite des cartes psycho-géographiques qui nous montrent le chemin pour Dreamtime et les transports publics en direction de Kaddath.