Les phénomènes extraordinaires.

Nous partons du principe que tous les phénomènes extraordinaires sont créés par le cerveau. Il est une forme de langage de nos cerveaux dont nous n’avons plus accès ou pas encore accès en particulier sous forme collective.  Nous partons de 2 principes d’une part que la conscience donnant une cohérence à notre réalité n’est le fruit de notre propre interprétation de cette réalité perçue et d’autre part la conscience collective et ancestrale ambiante à une influence très importante sur les croyances de l’individu. La conscience au sens large est à la fois extérieur et en même temps intérieure à nous même. Nous en sommes les décodeurs et encodeurs de réalité.

Une expérience extraordinaire, est une expérience généralement rare, spontanée ou provoquée, impliquant du point de vue du sujet une interaction non-ordinaire avec son environnement. Elle est souvent accompagnée d’un lâcher prise et d’un grand sentiment de libération lors de son apparition du côté positif et le contraire du côté négatif. Elle engendre souvent des émotions intenses positives ou négatives provenant de son caractère inhabituel et étrange. Elles apparaissent aussi bien pendant le sommeil ou le repos qu’en extrême performance sportive, individuellement et par contagion émotionnelle en groupe.

Plus d’une personne sur deux dit avoir vécu au cours de sa vie une telle expérience et elles prennent souvent une grande importance dans la vie psychique de ceux qui les rapportent. L’équilibre psychologique en est souvent amélioré lorsqu’elle est vécue positivement et l’équilibre somatique de la personne peut parfois dépendre de la bonne prise en charge de ce type d’expérience lorsqu’elle est mal vécue. Même si souvent ces phénomènes font appel aux hallucinations normales ou aux pouvoirs d’auto guérison du client, ils n’en restent pas moins très troublant.

Tout d’abord, certaines expériences concernent des processus qu’on peut qualifier de « perceptifs » :

Les plus fréquentes sont les expériences de perceptions « extra-sensorielles » lors desquelles une personne a l’impression d’obtenir directement des informations intuitives vives et cohérentes en provenance d’un champ d’informations ou d’un champ de conscience extérieur ou intérieur à soi.

Les phénomènes internes à soi:

  • Vers une autre personne (télépathie), à distance (clairvoyance) ou du futur (précognition).
  • Il peut également s’agir d’expériences de visions ou d’apparitions, de sortie hors du corps (Out of Body Experience) et d’expériences de mort imminente (Near Death Experience) dont la phénoménologie se caractérise par un vécu surgissant le plus souvent lors d’un état de mort clinique ou d’un coma (vision d’un tunnel, revue de vie, etc.).

Il existe également deux registres d’expériences exceptionnelles que l’on peut qualifier de « projectifs » :

Les phénomènes externes à soi:

  • Les expériences de psychokinèse (influence supposée « directe » de la pensée sur la matière)
  • Les cas particulier des poltergeist (déplacements et disparitions d’objets et bruits inexpliqués au sein d’un groupe)
  • Les expériences de magnétisme (guérisons et influences « inexpliquées » sur le vivant).

Entre ces deux pôles perceptifs et projectifs :

  • Il peut s’agir d’expériences médiumniques, qui correspondent à des phénomènes d’incorporation (un esprit « parle » à travers une personne) et à des pratiques spirites variées, souvent de groupe, comme le Oui-Ja (communication avec un « esprit » par le biais d’un verre et de lettres placées en cercle).
  • Vécus de réincarnation (rappel supposé de vies antérieures) et d’abduction (impression d’avoir été enlevé par des extra-terrestres)
  • Les expériences mystiques qui impliquent généralement une communication fusionnelle avec l’environnement, associée parfois à la vision d’une ou plusieurs « entités« .
  • Une hyperconscience de soi et hors de soi lors de performance extrêmes ou lors d’efforts ultimes voir de survie au seuil de la mort. Associé d’une hyper sensibilité, hyper lucidité, hyper vigilance, hyper réceptivité, hyper éveil, hyper acuité, hyper clairvoyance, hyper concentration, hyper affectivité, etc…

Ces expériences ont pour point commun d’impliquer une interaction avec l’environnement selon des modalités que le sujet va interpréter comme étant inexplicables. C’est probablement pour cette raison qu’au-delà de la variété de ces expériences, il est fréquent qu’une même personne en rapporte plusieurs.

Les perceptions psi peuvent être classées selon 4  formes générales : les impressions intuitives, les hallucinations, l’imagerie visuelle réaliste et l’imagerie visuelle non réaliste.

  • Une impression intuitive correspond à un vécu sensoriel et sans images. La personne « sent » qu’elle sait sans savoir comment elle sait.
  • Dans les expériences hallucinatoires liées aux perceptions psi, l’information est transmise par le biais d’une hallucination (visuelle ou auditive). Une personne pourra par exemple entendre une voix qui semble lui donner une information concernant une personne éloignée.
  • Les images visuelles réalistes se produisent quant à elles plus communément durant les rêves. Elles correspondent à une description relativement réaliste de la scène à laquelle semble se référer la perception psi.
  • En revanche, dans le cas des images visuelles non réalistes, l’information est souvent déformée et de nature métaphorique.

Dans la majorité des cas, ces perceptions concernent des proches et des situations perturbantes sur le plan émotionnel. On remarque ainsi une fréquence importante de ce type de perceptions lors de décès, de naissance, d’accident ou de maladie. Cet impact émotionnel rend souvent l’expérience d’autant plus convaincante et significative pour celui qui la vit. C’est également le cas quand ces perceptions concernent des évènements graves comme des attentats ou des catastrophes naturelles. Mais il peut aussi s’agir d’expériences plus banales, comme l’impression de penser à une personne juste avant qu’elle ne vous appelle ou de retrouver un objet grâce à une intuition.

Les conséquences des perceptions psi sont variées. Dans certains cas, elles engendrent une simple curiosité. Elles deviennent particulièrement problématiques lorsque certaines personnes se sentent envahies par des impressions qu’elles ne parviennent pas à contrôler. Il convient alors souvent d’essayer de comprendre avec elle quelle est leur nature et leur origine.

Les expériences :

L’expérience de hantise correspond à une phénoménologie spécifique qui se traduit par l’impression de vivre dans un lieu hanté.

Parmi les différents aspects phénoménologiques de ce type d’expérience, nous pouvons tout d’abord remarquer des ressentis et des perceptions particuliers : sensation de présence, courants d’air chaud ou froids, odeur inattendue ou encore comportement jugé étrange de la part des animaux de compagnie. Il peut également s’agir de bruits inexpliqués et du fonctionnement inhabituel du matériel électroménager. Il arrive parfois que se produisent aussi des déplacements et des apparitions inexpliqués d’objets. Dans près d’un tiers des cas, ces différents aspects s’accompagnent de visions ou d’apparitions qui peuvent être perçues par une ou plusieurs personnes (contagion).

Ces manifestations sont souvent perturbantes pour ceux qui les vivent, au point qu’elles engendrent parfois une peur intense et un état de détresse psychologique.

La priorité est alors d’aider ces personnes, et, si possible, de faire cesser des phénomènes qui sont dérangeants comme cette impression d’avoir été « enlevé« .

Celles-ci se caractérisent tout d’abord par la « capture« , qui se produit le plus souvent durant la nuit, et lors de laquelle la personne a l’impression d’être « enlevée » par d’autres rend ces expériences particulièrement intrigantes étant donné que de récents travaux de recherche ont démontré que les personnes concernées manifestent des symptômes et des signes physiques de stress post-traumatique identiques à ceux occasionnés par des traumatismes classiques.

Ces abductions se produisent le plus souvent à l’heure du coucher ou durant le sommeil. Elles sont fréquemment décrites sous la forme d’un rêve au contenu inhabituel.

Certains facteurs psychologiques comme la tendance aux faux-souvenirs, l’hypnotisabilité, la paralysie du sommeil ou encore la tendance à l’imaginaire ont pu être reliés aux expériences d’abduction.

Le travail clinique auprès des personnes rapportant ce type d’expérience consiste notamment à les aider à en élaborer les aspects potentiellement traumatiques et fascinants.

D’autres expériences psychologiques profondes contenant des éléments transcendantaux et mystiques. Elles peuvent aussi advenir lors de comas et à l’occasion d’un stress physiologique ou émotionnel intense.

Avec cette impression de « sortir de son corps« , la vision d’un tunnel, la rencontre avec des « entités spirituelles » et des proches décédés, la vision d’une lumière, un sentiment de paix et de tranquillité, intemporalité ou ralentissement du temps, comme par exemple une capacité particulièrement développée à se représenter mentalement de l’extérieur.

Ces phénomènes déclenchent parfois des transformations profondes sur le plan psychologique. Si elles sont vécues de façon positive, une réactualisation de la réalité avec un changement important des croyances peuvent considérablement améliorer la réalité perçue par le sujet. Mais elles peuvent ainsi engendrer un sentiment de frustration dû à leur aspect indicible. Il arrive également que cette expérience induise une profonde conviction qu’il existe une vie après la mort. Ces changements peuvent parfois être mal vécus quand ils entraînent un décalage trop important avec l’environnement habituel du sujet.

Les « sorties » hors du corps (OBE, Out-of-body expérience), le sujet a l’impression que son « soi », ou le centre de sa conscience, est situé à l’extérieur de son corps physique. Il peut alors avoir la sensation de flotter, de voyager vers des lieux lointains et d’observer son corps. Cette expérience peut avoir des conséquences positives sur les relations sociales et le bien être de ceux qui les vivent. Leur perception de leurs corps dans cet état est variable : il peut être identique au limites du corps physiques, être une boule ou simplement un point dans l’espace.

Les sorties hors du corps surviennent le plus souvent spontanément mais elles peuvent advenir suite à l’absorption de drogues, de pratiques méditatives ou de situations stressantes. Elles s’avèrent aussi déstabilisantes quand le sujet a du mal à comprendre leur nature et les raisons de leur apparition.

Lors d’une expérience de magnétisme, une personne a l’impression qu’elle a une influence sur un être vivant (humain, animal ou végétal) selon des modalités inexpliquées. Les expériences de magnétisme sont le plus souvent codifiées selon des rituels et des pratiques qui remontent à plusieurs générations. On associe souvent les expériences de magnétisme avec les guérisons inexpliquées, c’est-à-dire des guérisons se produisant généralement à la suite de telles pratiques (ou dans des contextes très particuliers, principalement de nature religieuse) et dont l’explication paraît inexpliquée pour le corps médical.

Lors des expériences de magnétisme, les sujets ont fréquemment des ressentis corporels spécifiques, en particulier au niveau des mains (chaleur, picotement, etc.), ressentis qui peuvent également être expérimentés par le consultant. Ces ressentis sont souvent théorisés en terme d’énergie ou de fluide.

Ces expériences, et les guérisons qui les accompagnent parfois, demeurent donc encore mal comprises. Il est en particulier difficile de discriminer ce qui résulterait de l’effet placebo d’autres formes d’interactions éventuelles.

Une expérience d’hyperconscience ou mystique ou de performance extrême correspond à un état de conscience engendrant le plus souvent un sentiment de communion et d’extase avec le monde, associé à des aspects perçus comme transcendantaux. Aussi rares et brèves qu’elles soient habituellement, de telles expériences se présentent souvent comme des moments importants dans la vie de ceux qui les rapportent.

Les expériences sont souvent marquées par leur ineffabilité, c’est-à-dire la difficulté d’en rendre compte par des mots. Elles possèdent également une qualité noétique qui se traduit par un état de connaissance qui paraît dépasser les aspects langagiers habituels. Ces deux caractéristiques sont souvent accompagnées du caractère transitoire de l’expérience. Elle ne dure en effet généralement que peu de temps, même si elle peut donner lieu un sentiment d’intemporalité. On peut également remarquer fréquemment une certaine passivité qui conduit le sujet à un sentiment de communication avec une force supérieure.

Une expérience d’hyperconscience peut s’avérer particulièrement bouleversante car elle engendre parfois un grand décalage avec les réalités concrètes de la vie quotidienne. Elle n’est cependant pas de nature pathologique en elle-même.

Les recherches en psychologie mettent l’accent sur le fait que l’expérience d’hyperconscience est probablement la conséquence du fonctionnement particulier de processus psychologiques inconscients. Ces mécanismes sont cependant encore mal compris d’un point de vue neurologique. Ils ont notamment été interprétés, dans certains écrits psychanalytiques, comme une forme de régression à des états archaïques de fonctionnement de la psyché, dans lequel les limites entre monde interne et monde externe deviennent floues. Bref c’est comme si la conscience remplaçait l’inconscience.

Les expériences de réincarnation, appelées parfois expériences de vie antérieure (EVA), correspondent à des flashs visuels et des traces physiques interprétés comme étant la conséquence de vies antérieures.

Il est possible de distinguer des EVA spontanées et provoquées. Les premières sont connues pour se produire principalement chez le jeune enfant. Les EVA provoquées sont au contraire plus fréquentes chez l’adulte et apparaissent notamment lors de pratiques régressives hypnothiques.

Chez l’adulte, les EVA peuvent être aussi spontanées et concerner des impressions qui se rapprochent du phénomène de déjà vu. Mais c’est généralement lors de séances d’hypnose qu’un récit construit et structuré de vie antérieur émerge. Il arrive aussi que ce récit ne vienne pas du sujet lui-même mais d’un médium ou d’un voyant.

De récents travaux en psychologie ont montré à quel point l’état hypnotique favorisait la construction de récits réalistes suite à de l’autosuggestion. Ce mécanisme peut même conduire à la production de faux souvenirs.

Une grande partie des cas spontanés de psychokinèse sont associés à un décès et sont interprétés par ceux qui les rapportent comme étant une tentative de communication par un défunt. Il peut par exemple s’agir d’un objet en lien avec cette personne ayant un « comportement » jugé inhabituel à l’heure du décès. Des pannes ou des dysfonctionnements d’appareils du quotidien sont parfois interprétés comme des manifestations anormales.

De tels événements ont souvent un impact émotionnel intense pouvant interférer de différentes manières avec le processus de deuil.

Les expériences de visions et d’apparitions sont des perceptions souvent réalistes d’êtres humains, d’animaux ou d’objets alors que leur présence matérielle n’est pas attestée.

Si elles peuvent dans certains cas s’avérer effrayantes, elles sont généralement davantage l’objet de curiosité et d’une tentative de compréhension. Il arrive également que des apparitions soient décrites de façon récurrente dans certains lieux réputés hantés. Ces expériences s’insèrent souvent, comme dans d’autres cultures, dans des représentations sociales associées à des aspects religieux.

Il arrive d’ailleurs fréquemment que la personne interprète ce phénomène en terme d’apparition seulement dans l’après-coup. Il est très rare qu’un « échange » s’engage. Seule la vue est généralement sollicitée.

Les expériences de visions et d’apparitions sont parfois associées à des perceptions psi lorsque la personne pense acquérir des informations auxquelles elle n’avait manifestement pas accès. L’exemple le plus connu est celui des « apparitions de crise » qui se produisent quand une personne en situation particulièrement stressante (accident, décès) semble « apparaître » auprès de certains de ses proches.

Les expériences de visions et d’apparitions sont décrites habituellement par les psychologues comme de possibles mises en scène hallucinatoires. Il est possible que son esprit ait créé cette apparition comme moyen le plus efficace pour la faire réagir immédiatement, à partir de perceptions inconscientes du vide.

Cependant, ces expériences sont d’autant plus complexes à comprendre quand elles paraissent associées à des perceptions psi et / ou qu’elles sont perçues par plusieurs personnes.

Les recherches en sciences cognitives se sont multipliées ces dernières années afin de mieux comprendre le phénomène de déjà vu. Plusieurs hypothèses tentent d’en rendre compte :

L’expérience de déjà vu proviendrait de la rencontre du contenu d’un rêve oublié, en partie ou en totalité, et d’une situation vécue à l’état de veille.

Le cerveau aurait la capacité de déterminer, inconsciemment et dans un très court laps de temps, ce qui dans l’environnement du sujet, concorde avec des expériences déjà rencontrées.

Il est fréquent que l’expérience de déjà vu soit interprétée en tant que « réminiscence » de vies antérieures ou qu’elle soit amalgamée avec l’expérience de précognition, c’est-à-dire l’impression d’obtenir des informations sur un évènement futur selon des modalités perceptives inexpliquées.

Nous ne sommes habituellement pas conscients durant nos rêves. Nous n’avons donc accès à leur contenu qu’après-coup, à notre réveil. Cependant, il arrive que des personnes soient conscientes alors même qu’elles sont en train de rêver : on parle de rêve lucide.

L’expérience de rêve lucide n’est pas en elle-même une expérience exceptionnelle mais il arrive qu’elle soit associée à des perceptions psi.

Une hallucination est classiquement considérée comme une perception sans objet. Elle peut s’avérer aussi vive et réaliste qu’une perception d’un objet réel.

Un exemple courant est l’hallucination auditive. La forme pathologique d’une telle hallucination se traduit, par exemple, par l’audition de voix critiquant en permanence le sujet, de sorte qu’il se sent parfois contraint de lui obéir et qu’il se trouve en grande souffrance. Mais, dans d’autres cas, il s’agit d’une simple « parole intérieure », considérée comme positive par celui ou celle qui l’expérimente. On observe de la même façon des hallucinations indépendantes d’un contexte pathologique dans d’autres registres sensoriels, que ce soit au niveau visuel ou même olfactif.

L’effet Barnum est une tendance à accepter des descriptions vagues et générales comme s’appliquant de façon spécifique à soi-même. Ce biais subjectif, étudié notamment par le psychologue B. G. Forer, peut par exemple avoir une influence sur l’interprétation d’une consultation de voyance ou lors de la lecture d’un horoscope.

Mais c’est certainement lors d’une consultation de voyance que l’effet Barnum a potentiellement la plus forte influence.

La « paralysie du sommeil » est un trouble du sommeil qui advient à l’endormissement (état hypnagogique) ou au réveil (état hypnopompique). Caractérisée par l’impossibilité de bouger ou de parler, elle est souvent associée à une sensation de présence inquiétante et à des hallucinations.

La plupart du temps, le seul fait d’expliquer le mécanisme de la paralysie du sommeil aux personnes qui en souffrent fait non seulement disparaître la peur mais aussi les hallucinations associées.

Différents niveaux d’hallucinations

L’inconvénient principal de la paralysie du sommeil réside dans les hallucinations éventuelles et l’effroi qu’éprouvent les personnes affectées.

Il existe plusieurs degrés d’hallucination, pouvant varier de l’illusion fugace à l’hallucination complète où la personne est convaincue d’avoir vécue une expérience réelle. Dans les deux tiers des cas, les personnes éprouvent juste la sensation d’une présence ou d’une entité. Cette présence est la plupart du temps « ressentie », le sujet ayant l’impression qu’elle est hors du champ de vision, debout dans la pièce ou assise sur le lit. Parfois cette présence paraît inquiétante, inquisitrice ou maléfique. Plus rarement, elle peut se montrer agressive, et s’asseoir sur le torse du dormeur pour essayer de l’étouffer ou de l’étrangler.

D’autres types d’hallucinations sont parfois rapportées : sonores (craquements, claquements dans la tête ou la nuque, bruits secs, bangs, sonneries) ; tactiles (contacts physiques, sensation d’être tiré par les pieds, vibrations dans le corps, tremblements) ; visuelles (tâches lumineuses, auras, boules de lumière, perception des objets dans le noir) ; kinesthésiques (sensations de flottement, de chute ou d’expérience hors du corps).

Mis à part le coté dérangeant des impressions décrites plus haut pouvant engendrer du stress et de l’anxiété, la paralysie du sommeil ne présente pas de réel danger.

La pariedolie permet de saisir que toute perception est construction : c’est le sujet qui donne du sens à des stimulis perceptifs. Les exemples dans la vie courante sont légions : formes familières dans les nuages et dans diverses taches et objets. Il arrive ainsi que des personnes observent dans leur environnement des formes qui leur paraissent signifiantes.

Le phénomène de paréidolie s’avère parfois très troublant pour certaines personnes, qui peuvent par exemple le considérer comme le signe d’un défunt. Quelle que soit au final l’explication de ce phénomène, il est donc souvent important de tenter d’en saisir le sens pour la personne, au-delà de son caractère étrange.

Certaines personnes rapportent des odeurs étranges dans des lieux où celles-ci ne devraient pas se trouver. L’apparition de ces odeurs s’associe à des contextes où leur étrangeté donne l’impression qu’elles sont de nature « paranormale ». Ce phénomène est décrit sous le terme fantosmie.

Il arrive alors que surviennent, de façon récurrente, des odeurs nauséabondes ou tout simplement surprenantes, ressenties quelquefois par plusieurs personnes, alors qu’aucune source susceptible d’émettre cette odeur ne soit identifiée. Chez certainsmystiques, on rapporte également ces phénomènes d’odeurs « fantômes », qui peuvent être tant agréables – comme des odeurs de fleurs – que désagréables.

Il peut en effet s’agir d’un trouble qualitatif de l’olfaction qui peut prendre des formes variées. Ainsi, outre la fantosmie, on peut remarquer la parosmie, une distorsion d’une odeur vers une autre odeur habituellement désagréable : par exemple, en sentant du café, le sujet concerné ne sent pas l’odeur familière du café, mais perçoit une odeur distordue et désagréable.

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