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Conscience de soi, intention et intentionnalité subjective, jouerait est un rôle prépondérant dans l’organisation des multiples consciences et états de conscience. La conscience de soi est un état d’attention subjective qui implique des intentions et des intentionnalités. Dans la conscience, l’intentionnalité est la perception ce que l’intention est à d’action

Le continuum d’ondes lentes hyper synchrone de la conscience repose sur une constellation neuronale essentielle sous-jacente des sentiments positifs allant jusqu’à l’extase. Ainsi l’extase est induite par l’utilisation de techniques qui désinhibe les constellations neuronales. Ces expériences de déconnexion produisent des changements significatifs et durables dans la personnalité et la façon de vivre.

Nos deux modes de conscience fonctionnent simultanément l’une associée à l’hémisphère gauche plutôt verbale discret, symbolique, logique, analytique, propositionnelle, séquentielle, linéaire ,explicite et inscrite dans le temps et l’histoire, et l’autre associée à l’hémisphère droit plutôt perceptuelle, visuo-spatiale, perceptive, synthétique positionnelle, simultanée, non linéaire, éternité et absence de temps. Chaque hémisphère cérébral possède un style cognitif autonome pour lequel la réalité est appréhendée de façons propres et distinctes.

La perception clairvoyante de la réalité.

Nous ne réalisons pas que notre conscience ordinaire s’appuie sur une portion extrêmement réduit du réel. Le monde matériel tel que nous le percevons et dans lequel nous fonctionnons quotidiennement n’est pas l’unique réalité extérieure et intérieure. Les sphères inconnues d’incompréhension du monde et divers royaumes et entités considérées comme imaginaires et inexistants comprennent l’existence de dimensions cachées de la réalité, habités par formes pensées, divinités, entités, esprits ancestraux et animaux de pouvoir. Le seul langage accessible de notre mental pour comprendre l’incompréhensible et l’ineffable. Etre de lumière, incarnation, vie antérieur,  esprit, fantômes, extraterrestres sont les rêves et visualisation symboliques et compréhensible de réalité non encore compréhensible par nos capteurs sensoriels. Cette compréhension est limité par nos croyances et par nos propres limites psychiques de la réalité. L’Être humains invente et découvre simultanément la réalité autour de lui et c’est en reconnaissant qu’il y a plusieurs niveaux de réalité que nous pouvons percevoir l’être humain de façon complète.

La démarche transpersonnelle donne une large place à la personne totale et reconnaît la multiplicité des états conscience et les communications au-delà de l’espace. Toutes les approches techniques qui se centrent sur les émotions, intellect, le corps, les processus de l’énergie vitale subtile, la conception du soi, la conscience, la responsabilité et la créativité peuvent servir de véhicule de base à l’action thérapeutique et de performance et est à la démarche de croissance. Il n’y a donc pas une, mais plusieurs techniques précises utilisées et toutes valorisent une certaine perspective de l’humain.

La psychologie transpersonnelle élargit considérablement la gamme de comportements considérés comme sains et normaux et l’ampleur des faits considérés comme possible. Elle demeure très sensible à la dimension psychique et spirituelle de l’activité mentale. Elle considère la conscience normale et ordinaire comme étant un mode d’être défensif, contractée illimitée. La vision de soi, des autres et la vie sociale revêt alors un sens nouveau qui met en valeur la qualité du tissu des relations humaines et du contact avec la nature.

La psychologie transpersonnelle s’avère davantage efficace avec les personnes intuitives, sensible, créatrice et ouverte et prêtent à intégrer les dimensions nouvelles d’elles-mêmes. À l’inverse, l’approche transpersonnel est une démarche plus ardue chez les personnes se voulant uniquement logique, objectif, répétitives, centré sur l’extérieur.

C’est la vision au-delà de l’ego. C’est une approche existentielle qui donne aux expériences de vie un sens universel. IL permet une deuxième lecture des événements et situe l’être humain comme faisant partie du tout universel où cohabitent l’inconscient personnel et l’inconscient collectif. Elle donne un sens différent aux évènements de la vie : retour des choses positif à une refonte des valeurs culturelles ou passage initiatique difficile à un autre niveau de conscientisation par le biais d’une épreuve.

 

Quels sont les fondements du coaching en hyperconscience ?

Le coaching en hyperconscience s’enrichit des découvertes de la psychologie moderne et y ajoute la dimension spirituelle, partie intégrante de l’être humain, au-delà de tout dogme ou croyance religieuse. Nous pourrions aussi l’appeler le coaching initiatique, spirituel, de l’esprit global. Le coaching d’intelligence collective fait appel au fondement de la pensée par le bais de l’intuition.

La grande révolution a été l’apparition dans les années 60 des psychothérapies humanistes et transpersonnelles. Grâce à elles, il est possible d’échapper aux conditionnements de sa naissance, de son enfance et de son éducation. On régresse jusqu’à l’origine et l’on reconstruit sa personnalité et sa vie sur de nouvelles bases en se donnant la chance d’une seconde vie. Ainsi par la psychologie l’homme peut échapper à ses liens (névrose, phobies, obsessions, mal-être) et se libérer. Le psychique est principalement formé par les champs de mémoires.

Le coaching d’intelligence collective permet d’accéder à une dimension intérieure non encore explorée, celle du sacré ; elles retrouvent les médecines du sacré des peuples primitifs et les techniques corporelles utilisées pour atteindre à l’expérience mystique.

Tout est maintenant centré sur le voyage intérieur jusqu’au fond de soi-même, l’exploration de la méditation et des expériences d’expansion de conscience et d’Eveil.

Ce mécanisme est celui de cette sorte de sentiment, de certitude interne, d’intime conviction, de vérité absolue, de réalité plus réelle que celle de notre champ de conscience ordinaire, et qui est irréductible à toute analyse en direct. En l’approchant de notre concept classique d’état « fusionnel » dans lequel la distance sujet/objet, fondement de notre conscience usuelle et support de notre monde trivial, ordinaire, s’estompe, se déforme et va jusqu’à disparaître…

Les expériences de vacuité, que les diverses Traditions dénomment sous des vocables variés, Samadhi, Satori, Illumination, Nirvana, Rien, vide, l’Inconnaissance, Shunyata, du Vide/intensité, du Vide/tout, du Vide/mort, du Vide/plein, d’omniprésence de la vacuité etc… sont considérées comme les prototypes de l’expérience d’intelligence collective.

Quelle est la spécificité du coaching en hyperconscience ?

C’est une approche qui appréhende l’individu comme un tout et traite le corps comme une entité unique et non par organes distincts, en privilégiant les interactions qui unissent le physique et le spirituel. Elle intègre les quatre dimensions de l’être humain, physique, émotive, mentale et spirituelle, pour accéder à l’harmonie. Cette nouvelle dimension permet d’inclure l’intuition, le silence et la pensée asymbolique pour aller contacter tout cet impalpable qui existe. Sa plus grande richesse est d’apporter une deuxième lecture de l’existence humaine. C’est comme une forme d’intuition aigue, cette connaissance immédiate, claire et directe de la vérité, en dehors de la raison. C’est l’accès à l’inconscient collectif consciemment, le savoir direct où se trouvent toutes nos ressources créatrices.

Nous en savons plus que nous n’en n’apprendrons jamais. Il n’existe pas de gens qui savent et d’autres pas. Il n’y a pas d’élus. Quand Jung nous parle d’inconscient collectif, il parle de ces archétypes ou modèles universels de comportement, de ce réservoir infini qui n’attend qu’à être consulté.

Que signifie la deuxième lecture ?

C’est une autre vision des choses. Elle transforme les épreuves en cadeaux. Vous venez de perdre votre emploi, vous êtes en colère, vous avez peur. La deuxième lecture vous conduit à vous interroger sur ce que vous venez de recevoir. Ce peut être l’opportunité de changer de travail, de trouver votre propre domaine de réalisation et de faire ce dont vous avez toujours rêvé. Il est résolument orienté dans une vision globalisante au monde.

Vous vivez un deuil, cela fait naître en vous de la tristesse, un sentiment de trahison et une impression de désarroi et de même de la colère… En deuxième lecture, au delà des frustrations de l’ego, vous tentez de trouver l’héritage, les messages, la mission peut-être que vous laisse cette personne chère par son départ physique et non spirituel. L’énergie de cet être cher demeure avec vous et son esprit veille sur vous. Vous pouvez même lui parler et lui demander de l’aide.

Une rupture affective provoque les mêmes sentiments au niveau de l’ego. En deuxième lecture, c’est l’occasion de prendre un recul, de faire un bilan, d’intégrer les enseignements de la situation et de se préparer à une autre union encore plus satisfaisante.

Quelles sont les conséquences d’une deuxième lecture ?

Si vous développez cette capacité à faire une deuxième lecture, votre existence change. Cette vision des choses permet le passage de la dimension de victime à celle de guerrier pacifique responsable.

Devenir responsable c’est aller à la rencontre des sollicitations continuelles qui nous sont offertes pour notre cheminement et notre épanouissement. La vie est faite de cycles. Le lâcher prise permet de passer à un autre cycle.

L’accès au surconscient et au niveau du supramental se réalise de plus en plus par des expériences diverses (expansion de conscience, pensée positive, visualisation créatrice, sublimation, rêve lucide, voyages à l’orée de la mort, expériences périnatales…).

À qui s’adresse le coaching en hyperconscience ?

Aux personnes qui reconnaissent un minimum de place à l’élément impalpable, énergétique et spirituel dans leur vie. C’est tout ce qui fait que la vie est en nous. La connaissance de soi est la connaissance que le soi n’est pas un individu dans le monde, mais l’espace qui accueille le monde.

Croire à la dimension en une réalité essentielle pour la compréhension de l’univers qui dépasse l’entendement humain, ce n’est pas adopter des dogmes, c’est juste ouvrir son coeur et son âme. La recherche d’une union intuitive directe avec la conscience.

 

[ SCIENCES, SAVOIRS & PHILO ]
La conscience est-elle le gage d’un bien commun?
Posté par Philippe Lassire le 9/9/2008 17:50:00 (887 lectures) Articles du même auteur
Un vieux dicton dit : « Dieu dort dans le minéral, rêve dans le végétal, agit dans l’animal et s’éveille dans l’homme ».Le mot conscience vient du latin conscientia qui est naturellement décomposé en « cum scientia » avec savoir. En général, c’est la faculté qu’à l’homme de connaître sa propre réalité et de la juger. Cette étymologie suggère non seulement la connaissance de l’objet par le sujet, mais que cet objet fait toujours référence au sujet lui-même.

Notre civilisation, dans son langage courant, parle de conscience objective, de conscience subjective, de conscience subconsciente, du Soi, de conscience universelle, de conscience de groupe, de conscience nationale, etc. Je vais tenter, en quelques lignes, de donner un modeste point de vue sur  ces présumés différents types de conscience.

    Selon le philosophe, la conscience est l’organisation dynamique et personnelle de la vie psychique ; elle est cette modalité de l’être psychique par quoi il s’institue comme sujet de sa connaissance et auteur de son propre monde ; l’être et le devenir conscients constituent donc tout à la fois la forme de l’expérience du sujet et la direction de son existence. La finalité de la conscience, exprimée dans son mouvement, et la hiérarchie de ses structures, pour les uns, sa « spiritualité » et sa « réalité », ou la vouent pour les autres, à la critique « matérialiste » qui la nie. Le problème de la conscience est à cet égard le problème central, non seulement de toute psychologie mais de toute métaphysique. Prise dans les antinomies de la raison, la conscience, « organisme de réalité » risque de perdre elle-même toute réalité.

La Tradition ésotérique, quant à elle, affirme que la matière a été faite pour la conscience, le corps et l’âme. La conscience est le but de cette organisation vivante faite de chair et d’os, de nerfs et de muscles ; elle est aussi le but de ce vaste système de mer, de terre, d’air et de ciel. Cette création infinie, que forment le soleil et la lune, les étoiles, les nuages et les saisons, n’a pas été instituée dans le simple but de nourrir et de vêtir le corps ; elle l’a été essentiellement, et en premier lieu, pour éveiller, nourrir et faire épanouir l’âme, pour être l’école de l’intelligence, la nourrice de la pensée et de l’imagination, le champ d’expression de pouvoirs actifs, une révélation du Tout et un lien d’union sociale. Nous sommes placés dans la création matérielle, non pour être ses esclaves, mais pour la maîtriser et en faire le ministre de nos plus hautes facultés. Il est intéressant d’observer tout ce que le monde matériel représente pour notre conscience.

La plupart des sciences, des arts, des professions et des occupations de la vie, ont pour origine notre relation avec la matière. Le philosophe de la nature, le physicien, l’homme de loi, l’artiste et le législateur trouvent, dans la matière, leurs sujets ou leurs occupations de recherches. Le poète emprunte ses plus belles images à la matière. Le sculpteur et le peintre l’utilisent pour exprimer leurs plus nobles conceptions. La matière tend à pousser le monde vers l’activité. Les organes des sens, l’œil surtout, éveillent dans la conscience des pensées infinies. Prétendre alors que l’humanité est plongée dans la matière au point que sa conscience collective ne peut s’élever, est en contradiction avec le grand but de l’union de l’âme avec le corps. On peut alors estimer que la philosophie qui ne voit pas, dans les lois et les phénomènes de la nature extérieure, le moyen d’éveiller la conscience, est lamentablement bornée, et qu’un état social dans la masse des hommes est excessivement occupée à des travaux matériels au point que l’âme est terrassée et tenue à l’écart, est en guerre avec les desseins de Dieu et utilise, pour la servitude, ce qui devrait être le moyen de libérer et de faire s’épanouir l’âme.

Nous pouvons comparer la conscience entière à une échelle graduée d’énergie vibratoire ou aux octaves de la gamme des sons. Tant que certaines octaves de la gamme ne sont pas atteintes, il n’y a pas discernement, cette réalisation qui constitue soit notre conscience subjective, soit notre conscience objective.

L’homme ne peut s’élever plus haut que le niveau de sa conscience. Essayer de forcer un homme à améliorer ses méthodes de travail ou sa conduite morale et sociale sans améliorer au préalable sa conscience, et développer sa compréhension, c’est tout simplement perdre son temps. Les êtres malfaisants ou dévoyés doivent être pris en pitié, car ils n’ont pas encore appris la maîtrise d’eux-mêmes.

Les unités d’esprit n’ont d’abord qu’une conscience rudimentaire, celle que peut avoir un être unicellulaire. Mais tandis que les organismes vivent, se reproduisent et meurent, ce sont ces mêmes unités d’esprit (car elles ne meurent pas, étant énergie et non matière) qui, après la mort, construisent d’autres corps plus perfectionnés. Elles développent leur conscience et leurs facultés de perception à travers leurs nombreuses vies. En évoluant, leur énergie s’accroît et groupe un nombre grandissant de molécules pour former les diverses parties de leur structure physique qui se perfectionne proportionnellement à leur force. Ces unités d’esprit étant énergie, elles sont invisibles et sont partout et en tout. Elles collaborent à la naissance et au développement de tous les phénomènes et toutes les manifestations de la vie.

Nous devons établir une importante distinction entre le cerveau et la conscience. Le cerveau est un organe physique destiné à certaines fonctions de la conscience. Tout comme les poumons ont pour but les fonctions de la respiration. La conscience agit, dans une large mesure, au moyen du cerveau, mais elle n’opère pas exclusivement par l’intermédiaire de cet organe. Il est possible à la conscience de fonctionner de diverses manières lorsqu’il y a ablation du cerveau. Cela a été prouvé par des expériences entreprises sur des animaux. Le fonctionnement de la conscience s’opère en deux  domaines : le domaine subconscient et le domaine objectif. Au domaine objectif s’associe un certain aspect subjectif comme la mémoire, l’imagination, le raisonnement et la volonté. Bien qu’on ait l’habitude, en raison de ces deux domaines — objectif et subconscient — de parler de deux consciences, cela, dans un sens large, ne serait pas exact. Selon certaines écoles de philosophie, la conscience de l’homme serait immortelle, dès lors qu’elle serait une partie de l’âme et de la personnalité, alors que le cerveau, comme tous les autres organes physiques, est mortel. La conscience et la personnalité pourraient subsister, selon certaines écoles, après le décès et elles conserveraient, comme partie de leurs attributs, tout ce qui est emmagasiné dans la mémoire.

Dans le cadre de ce bref exposé, je ne peux qu’essayer de donner que quelques définitions succinctes et complémentaires du texte précédent de quelques types de consciences :

Conscience objective — La conscience objective est la conscience de ce qui est extérieur à nous, de la réalité apparente qui existe en dehors de nous-mêmes. C’est la connaissance de notre milieu physique et social, au moyen de nos sens réceptifs, vue, ouïe, toucher, odorat, goût. Elle agit dans le monde matériel par l’intermédiaire d’un corps physique et d’une manière individualiste, surtout dans le dessein de préserver le corps physique, instrument de l’âme sur le plan terrestre. La conscience objective doit nécessairement servir une fin égoïste, mais cet égoïsme devrait avoir un but constructif. Telle qu’elle est en général, la conscience objective sert un égoïsme destructif. Par égoïsme constructif, on entend cet égoïsme qui tend à préserver de son mieux le corps, tous ses pouvoirs et toutes ses fonctions, afin que l’âme qui y réside ne soit pas entravée dans sa mission ici-bas. Être constructivement égoïste signifie chercher à s’améliorer de toutes les manières, afin de pouvoir mieux servir l’humanité et faire du monde un lieu meilleur. Un tel égoïsme a l’approbation du Tout. Pour atteindre ce but, le corps a été doté d’une conscience objective qui peut venir à bout des problèmes et des conditions purement physiques. En revanche, être négatif de façon destructive veut dire que la conscience objective est à la recherche d’avantages qui sont destinés non pas à servir autrui, mais uniquement à satisfaire des besoins purement personnels.
Le but et la fonction de la conscience objective sont, comme indiqué ci-dessus, essentiellement matériels. Son rôle est de maintenir le corps en bonne santé, dans un état normal et prêt à obéir à tout moment aux sollicitations de l’âme que manifeste le subconscient. La conscience objective, comme le corps physique, est subordonnée au subconscient. Ses attributions consistent à informer le subconscient des conditions physiques existantes, afin que celui-ci soit guidé pour savoir comment exprimer les idéaux cosmiques dans le monde matériel. Le domaine de la conscience objective inclut les cinq sens physiques et leurs fonctions, les actes volontaires, la faculté de se souvenir, le raisonnement inductif et enfin le raisonnement complet, ce qui prouve combien le fonctionnement de la conscience objective, à travers le corps physique et le cerveau, est important dans le plan cosmique des choses.

Conscience subjective — Les attributs de l’intellect que sont le raisonnement, la volonté, le souvenir et l’imagination appartiennent au domaine subjectif. Ils résident à l’intérieur de l’intelligence consciente, mais ils sont en arrière du niveau objectif de conscience.
L’état subjectif n’est pas un état inconscient. C’est la conscience des vibrations d’une série d’impressions ayant une origine immédiate différente de celle de nos sens objectifs.

Conscience subconsciente ou subconscient — Il se peut que la conscience de l’homme ne soit pas double et qu’elle ne soit qu’une seule conscience se manifestant parfois en deux domaines distincts ou en deux phases. Mais, puisque les manifestations de la conscience se groupent elles-mêmes en deux classes distinctes appelées objective et subconsciente, il est devenu courant, en psychologie de parler d’une double conscience, objective et subconsciente. Certains aspects de la conscience objective — quand il y a introversion comme c’est le cas, par exemple, pour les réminiscences ou l’imagination sont couramment considérés comme subjectifs.
Ce subconscient est gradué en niveau de conscience selon la réponse faite aux vibrations, chacun ayant sa fonction particulière. À une extrémité de cette échelle graduée de conscience, se trouvent les niveaux avec lesquels nous sommes le plus familiers : les aspects subjectif et objectif de la conscience. Ainsi comme nous l’avons dit, la conscience est double en son fonctionnement. Tout d’abord il y a la grande conscience du Tout, qui est plus directement reliée à la Conscience Universelle. En nous ceci constitue le subconscient. Puis, finalement il y a les niveaux inférieurs du subconscient que nous venons de citer — c’est-à-dire le subjectif et l’objectif que nous désignons sous le nom de conscience objective.

Conscience de Soi — Celle-ci constitue la phase finale du développement que nous avons poursuivi depuis son origine. C’est un état dans lequel le souvenir de l’influence que notre être propre peut exercer sur le monde extérieur sert à la base de toutes les relations que nous établissons avec ce qui n’est pas nous. Elle diffère de la conscience que nous avons du monde extérieur, que nous attribuons aux animaux extérieurs, en ce que l’accent psychique est passé de l’objet au sujet conscient. Ce déplacement de conscience est un phénomène qui est devenu familier depuis que nous avons constaté :
1 — Qu’un concept est une synthèse dans laquelle l’accent psychique porte sur la pensée, la conscience, alors que dans la perception, il porte sur le monde extérieur.
2 — Que désirer, et ensuite vouloir , marque l’initiative du Moi, de l’être qui remplace nettement celle du non-être.
Dans le cas de la conscience de Soi, le Moi en tant que cause prend une importance supérieure à celle du non-être…

Conscience universelle — Cette expression est souvent employée pour désigner la conscience cosmique, la conscience qui est répandue dans tout l’univers. Elle n’est pas seulement la conscience universelle, mais la conscience de tous les êtres vivant sur le plan terrestre, unis, à cet égard, au point de ne former qu’une conscience dans laquelle toute inspiration, idée ou expression d’importance cosmiques est enregistrée et peut être perçue par un contact approprié.

Conscience de groupe (humaine, nationale, professionnelle, sportive etc.) — Il semblerait que l’adoption de pensées communes et répétitives sur un temps prolongé forme une conscience collective de groupe, appelée par certaines écoles, égrégore.

Maintenant, la question que l’on peut se poser est donc de savoir quel type d’évolution on doit attendre de l’homme : morphologique ou physique, mentale, spirituelle, ou les trois en même temps ?
À cette question, Sri Aurobindo donne la réponse suivante : « Au cours des étapes précédentes de l’évolution le premier soin et le premier effort de la Nature devaient nécessairement porter sur un changement dans l’organisation physique, car c’est ainsi seulement que pouvait se produire un changement de conscience ; cet ordre était nécessaire parce que la conscience en voie de formation n’était pas assez forte pour influencer un changement dans le corps. Mais avec l’homme, il devient possible de renverser l’ordre des opérations, c’est même inévitable : c’est par sa conscience et la transmutation de sa conscience et non plus par l’entremise de quelque organisme corporel nouveau, que l’évolution peut et doit s’effectuer (…). Ce n’est plus le changement du corps qui doit précéder le changement de conscience, c’est la conscience elle-même qui, par sa propre mutation, imposera et opérera toute mutation nécessaire au corps ».

Par une future conscience universelle appropriée, il serait idéal de réconcilier l’homme avec le monde en le libérant, non seulement des préjugés qui pèsent sur ses possibilités personnelles d’épanouissement et d’expression, mais aussi de l’empreinte qui obère initialement ses conditions d’accomplissement et de réussite. Il s’agit d’éviter le gâchis individuel et collectif de notre humanité d’hier et d’aujourd’hui, et d’accorder les possibilités de progrès humain avec les conquêtes de la Science. Dans l’absolu, nous sommes en mesure de proposer à nos descendants un archétype renouvelé de l’Humanité. Cet homme-là sera-t-il meilleur au sens de notre morale actuelle ? Sera-t-il plus généreux, plus accessible à la solidarité ? La vraie question est ailleurs : aura-t-il une meilleure conscience sociale et individuelle ?

Je terminerai par ces deux pensées qui peuvent étayer mon propos : Le psychologue clinique William James déclarait « Si l’évolution est à l’œuvre en douceur, la conscience, sous quelque forme, doit avoir été présente à l’origine des choses » Pour celui-ci, donc, la conscience existe à un certain degré dans toutes les choses vivantes et évolue. Elle n’émerge pas soudain comme un phénomène pleinement développé. La conscience n’est pas une série d’unités indépendantes, mais un courant. Spinoza disait également :  « Lorsque l’homme prend conscience de lui-même, c’est-à-dire lorsqu’il se rend compte de sa propre existence, perception que son âme lui rend possible, alors Dieu se réalise en lui, parce que le moi réel en l’homme est le Moi de Dieu lui-même. »

En conclusion, on peut néanmoins estimer que la conscience semble être totalement le gage d’un bien commun à l’ensemble de l’humanité et probablement bien au-delà.

PHILIPPE LASSIRE


Note: 9.00 (18 votes) – Merci de NOTER : Intéressant / Sans intérêt? –

Dans ce témoignage, Francine Hardy nous décrit son expérience de mort apparente, quand elle s’était noyée en mer à l’âge de 8 ans. Ecouter de tels témoignages est essentiel car ils permettent de mieux ressentir ce qui se passe dans une telle situation extrême que j’appelle hyperconscience.

[http://youtu.be/MYCbRjI8SFs]

Je rappelle que ces techniques sont des techniques bien occidentales des états modifiés de conscience. Ou autrement dit reprendre contact avec la présence et son intuition. C’est l’outil par excellence des prises de conscience, c’est une façon de ralentir le temps et de l’apprécier. L’orient en a fait une technique  mais nous avons cela aussi en France et en occident, il suffit de lire les textes. je dirais même que l’occident est plus avancé que l’orient sur le sujet. Le hic c’est le corps médical qui semble avoir traîne des pieds durant des décennies vis à vis des états modifiés de conscience…Nous avions encore  raison trop tôt et la résistance aux changements est encore bien ancrée. Le corps médical est entrain de réhabilité les états de conscience avancés, tant mieux et enfin. Dommage car nous avons perdu beaucoup de temps depuis Charcot et yung.

http://www.dailymotion.com/video/x6rrqg_la-meditation-pour-se-soigner_tech

http://www.dailymotion.com/supervielle

samedi 7 mai 2011, par Jean Heutte

[…]

Jon Kabat-Zinn [1] précurseur de l’utilisation de la pleine conscience dans un cadre médical la définit ainsi « Mindfulness signifie pleine conscience, c’est-àdire le fait de porter son attention sur le moment présent, avec intention, et sans jugement de valeur sur ce qui vient » ou bien encore « d’amener toute sa vigilance sur l’expérience de l’instant présent, moment après moment ». Pour parvenir à cet état, il s’agit principalement d’utiliser des techniques ancestrales de méditation, inspirées surtout des pratiques bouddhistes et développées, pour soulager la souffrance humaine. Différentes méthodes de méditation comme entre autres – la concentration sur un seul objet, la visualisation, l’engendrement de la compassion – mènent chacune à différents états méditatifs.

La concentration totale sur un objet d’attention unique est la forme la plus élémentaire et la plus universelle de ces pratiques, puisqu’on la retrouve sous différentes formes dans toutes les traditions spirituelles qui ont recours à la méditation. Comme l’écrit Frédéric Rosenfeld (2007) [2], médecin psychiatre, ces exercices de l’esprit, gagnent peu à peu leurs droits d’entrée en terre scientifique. Des précurseurs, déterminés à comprendre leurs effets sur leurs pratiquants, cherchent à se plier aux exigences de l’approche scientifique. Qu’ils soient médecins, praticiens, et chercheurs ou psychologues cliniciens en quête de connaissance, tous partagent une curiosité ouverte et dépourvue d’idées préconçues.

L’un de ces pionniers en 1975, le cardiologue, Herbert Benson (cité par Rosenfeld, 2007) s’intéresse aux effets curatifs de la relaxation, au sein même du laboratoire de l’université d’Harvard, qui avait mis en évidence les réactions physiologiques engendrées par le stress. Il évalue et compare des pratiques de relaxation et observe une même réponse de l’organisme qu’il nomme la réponse de relaxation (caractérisée par une baisse du tonus musculaire et un ralentissement du système nerveux sympathique).

En 1985, Benson (cité par Rosenfeld, 2007) observe que l’organisme est soit stressé, soit détendu, mais qu’il ne peut être les deux en même temps. Il en déduit une application médicale de la relaxation et met au point la manoeuvre qui porte son nom :
- Asseyez vous confortablement
- Fermez les yeux
- Détendez vos muscles en commençant par les pieds
- Respirez par le nez et prenez conscience de votre respiration

Il mène ses recherches dans le laboratoire qu’il a recréé dans l’Himalaya, auprès de méditants chevronnés (moines tibétains du dalaï-lama). Les chercheurs observent les modifications métaboliques et enregistrent l’électro-encéphalogramme de ces moines méditants. Ils en concluent que la méditation engendre également la fameuse réponse de relaxation.
De retour aux États-Unis, Benson se penche sur d’autres techniques de méditation, issus d’autres courants spirituels [3]. Il définit quatre caractéristiques communes à toutes les méthodes de méditation étudiées. En 1987, Benson (cité par Rosenfeld, 2007) donne naissance au Big Four :
- Un environnement calme
- Un relâchement musculaire
- Une attitude passive
- Un certain état de concentration

À la lumière des travaux de Benson, la méditation apparaît comme une méthode médicale efficace pour obtenir une réponse de relaxation.

La psychologie cognitive s’intéresse, elle aussi, à la question de la méditation. En 1980, ses protagonistes (Lehrer, Schoiket et Carrington cités par Rosenfeld, 2007) cherchent, quant à eux, à démontrer les différences entre la détente engendrée par la relaxation et celle provoquée par la méditation. Dans le cadre de cette comparaison, les participants sont soumis à des situations de menace : les résultats indiquent que les méditants ont plus de résistance aux stress émotionnels que les sujets simplement relaxés. Méditer semble posséder un « plus » qui échapperait à la relaxation.

À la suite de ces études pionnières, les travaux se multiplient, encouragés par le XIVe dalaï-lama, notamment à l’Université du Wisconsin où Richard Davidson (cité par Goleman, 2008 [4]) poursuit un programme aussi ambitieux que vaste : explorer les caractéristiques neuronales d’un cerveau de moine en activité méditative. Il observe que les pratiquants de la méditation présentent un lobe frontal plus irrigué et ce même en dehors de l’exercice de méditation. « Cet acte volontairement mental et purement cognitif, altère profondément la conscience et les équilibres physiologiques de l’organisme. Les pratiquants de la méditation sont capables de mieux contrôler leurs amygdales, ces parties du cerveau associées à la peur et à la colère… Non que les bouddhistes tibétains soient nés plus calmes, ou plus heureux que tout autre personne, mais ils ont développé des réponses méditatives au stress. » conclut le chercheur.

En 1995 au cours de travaux antérieurs sur le cerveau, Davidson (cité par Rosenfeld, 2007) découvre que les zones situées dans l’amygdale et le cortex préfrontal droit sont activées lorsque les personnes sont mises en situation de ressentir des émotions négatives (colère, peur, tristesse). En revanche, lorsque les émotions sont agréables (optimisme, enthousiasme, calme, bonne humeur), ces zones corticales droites sont silencieuses tandis que le cortex préfrontal gauche augmente son activité. A partir de là, Davidson met en évidence le rapport d’activité gauche – droite dans les zones cérébrales étudiées, et tente de démontrer que ce rapport coïncide avec l’humeur des volontaires. Après avoir effectué des mesures sur des centaines d’individus, Davidson constate que cet indice permet de prédire l’ambiance émotionnelle des sujets. Plus l’activité prédomine dans le cerveau droit, plus les personnes ont un répertoire émotionnel de base orienté vers la tristesse, la peur ou la colère. Au contraire, plus l’indice montre une prédominance d’activité gauche, plus les volontaires ont un répertoire émotionnel positif qui se manifeste par une prédisposition au calme, à l’humeur joyeuse. En parallèle, l’index d’activité cérébrale moyenne des méditants bouddhistes de longue date révèle une activité plus importante de la zone corticale gauche.

Et si l’optimisme et le pacifisme des moines étaient le fruit de leur entraînement mental ? Davidson et le dalaï-lama (in cités par Goleman, 2008) se demandent si le contexte religieux est pour quelque chose dans cette attitude positive des méditants. Peut-on obtenir les mêmes résultats en enseignant la méditation de façon laïque, à des individus d’origine ethnique différente, croyants ou non ? Rendre accessible les pratiques méditatives, réservées jusqu’alors aux monastiques, et ce sans altérer la nature de ses effets bénéfiques, n’est envisageable qu’avec une connaissance profonde des traditions bouddhistes qui lui ont donné naissance.

L’enseignant zen vietnamien Thich Nhat Hanh (1996, cité par Maex, 2007 [5]) a oeuvré à cette recherche et il place la pleine conscience au centre de son enseignement. C’est lui qui est à l’origine du mot mindfulness, traduction anglaise de Sati [6]. En pleine guerre du Vietnam, transmettant les pratiques de la pleine conscience, il vient en aide à la population. Un de ses premiers recueils traduits en anglais sous le titre « The Miracle of Mindfulness » livre les correspondances de Thich Nhat Hanh avec ces personnes soumises au stress insupportable de la guerre [7]. On y trouve l’essence des pratiques ancestrales traduites par l’auteur pour venir en aide aux gens dans leur souffrance. Par la clarté de son enseignement, il est à l’origine de l’éclosion de la pleine conscience en Occident. Jon Kabat-Zinn, quant à lui, va la faire connaître au monde médical et oeuvrer à la mise en place de programmes de soins dans de nombreux domaines (Kabat-Zinn, 1990, 2005).

À la fin des années 70, ce jeune docteur en biologie moléculaire, enseigne le Yoga et pratique la méditation bouddhiste vipassana d’origine birmane. Convaincu des bienfaits de l’association de ces pratiques, il cherche à en donner une forme plus contemporaine, spécifiquement conçue pour soulager la détresse physique et morale. Il suit son intuition de chercheur : l’attention guidée intentionnellement vers l’instant présent unifie le corps et l’esprit. Cette pratique engendre une autre attitude face à la vie. Kabat-Zinn poursuit ses investigations au Centre Médical de l’Université du Massachusetts (UMass). Il cherche une terminologie laïque pour transmettre l’essence de la posture méditative. « Cette essence est universelle, dans la mesure où elle cherche à affiner l’attention et la vigilance. Elle est un véhicule puissant pour travailler à l’exploration de son soi profond, à la recherche des causes ultimes de la souffrance, et pour s’en libérer ». Kabat-Zinn crée le programme thérapeutique de la Mindfulness Based Stress Reduction ou MBSR. Ce programme a pour ambition d’apprendre aux participants à gérer de façon autonome leurs soucis. Cela passe par l’acquisition d’une habileté personnelle, qu’ils pourront mettre à profit seul, une fois qu’ils en auront maîtrisé les principes en groupe. Dans sa clinique de réduction du stress (Stress Reduction Clinic) qu’il crée en 1979, Kabat-Zinn met rapidement en pratique son programme MBSR auprès de personnes souffrant de douleurs physiques persistantes. Davidson et al. (2003 [8]) proposent de démontrer que les améliorations émotionnelles prodiguées par la pleine conscience évoluent en parallèle avec les particularités cérébrales gauche – droite. Leur voeu de tester des « cerveaux laïcs » peut se réaliser grâce aux volontaires mobilisés par Jon Kabat-Zinn.
Après les huit semaines du programme MBSR, le ratio moyen des volontaires s’oriente vers la gauche. Ils se déclarent plus engagés dans leur travail, plus dynamiques et moins anxieux. Lorsqu’ils sont re-testés en EEG quatre mois après leur stage de méditation laïque, leur index émotionnel montre toujours la prévalence d’une activité cérébrale gauche. Les effets se montrent durables. De nombreux centres de soin prodiguent aujourd’hui le programme MBSR, permettant de secourir la détresse liée à un grand nombre de problèmes de santé. Bien des chercheurs et cliniciens permettent à cette approche de pénétrer dans le monde occidental sans pour autant qu’ils souscrivent au contexte culturel et religieux de la pleine conscience (Baer, 2003 [9]). Ils donnent naissance à des pratiques en vigueur dans des contextes médicaux variés (Grossman et al., 2004 [10]).

Quelques domaines d’application

Les domaines, pour lesquels une présomption d’efficacité de la pleine conscience existe, concernent notamment :
- Une série de troubles de l’axe I du DSM-IV (1994) :
— les troubles anxieux (Kabat-Zinn J et al., 1992, cités par Rosenfeld, 2007) Pour cette étude, les auteurs proposent à des volontaires souffrant d’attaques de panique et d’anxiété généralisée, de suivre le programme MBSR. Après le stage, le nombre de sujets soumis à des attaques de panique se réduit, de même que leurs scores aux questionnaires mesurant l’anxiété. La MBSR agit de façon spécifique sur ces troubles, mais aussi de façon durable. En effet, le soulagement des patients se maintient durant les trois mois de suivi psychologique après l’expérience. Miller et al. (1995, cités par Rosenfeld, 2007) poursuivent l’étude avec le même groupe de volontaires auxquels ils proposent des entretiens médicaux et des questionnaires. L’étude conclut que les améliorations sur l’anxiété et les attaques de panique se maintiennent durablement sur les trois ans.
— Les dépressions bipolaires de type I sont développées largement dans ce qui suit.
— Les troubles obsessionnels compulsifs ont fait l’objet d’une étude en français où Dantin (2007, [11] envisage le recours à la méditation par la pleine conscience dans le traitement comportemental et cognitif de certains sous-types de ces pathologies.
- Le traitement de l’acouphène chronique invalidant étudié par Philippot et al. [Philippot P, Nef F, Clauw L, de Romerée M – A controlled, randomised trial of MBCT training effectiveness for treating Tinnitus. Paper presented at the Special Interest Meeting on MBCT, Oxford, January 4th-6th] montre une supériorité du groupe ayant suivi le programme MBSR en ce qui concerne la diminution de l’irritabilité et une consolidation des bénéfices du traitement lors du suivi de trois mois.
- Certains autres troubles psychosomatiques par exemple le psoriasis [12], la fibromyalgie [13].
- Quelques types de cancers (Carlson et Garland, 2005, cités par Rosenfeld, 2007).
- Certaines insomnies (Cohen, 2004, cité par Rosenfeld, 2007).
- La dépression et l’anxiété chez le sujet âgé (DeBerry, 1982, cité par Rosenfeld, 2007). Les pratiques en vigueur font appel à la pleine conscience soit partiellement, soit totalement. Celles intégrant largement des exercices de pleine conscience sont la thérapie comportementale dialectique de Marsha Linehan [14] et la thérapie par l’acceptation et l’engagement (Acceptance and committment Therapy : ACT) d’Hayes et al. (1994 [15])

Il existe actuellement deux programmes exclusivement basés sur la pleine conscience : le MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) et, d’autre part, le MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy), thérapie cognitive basée sur la pleine conscience développée par Segal, Williams et Teasdale (2008).

[…]

P.-S.

Source ;
Muzellec, C. (2008) L’approche thérapeutique basée sur la pleine conscience sur le site de l’Association pour le Développement de la Mindfulness –

Notes

[1] Kabat-Zinn J – Où tu vas, tu es. Paris : Editions J’Ai Lu, 2005.

[2] Rosenfeld F – Méditer s’est se soigner. Paris : Ed Les Arènes, 2007.

[3] Benson H, Malhortra MS, Ralf F, Goldmam R, Gregg D, Jacobs G, Hopkins JP – Three case reports of metabolic and electroencephalographic changes during advanced Buddhist meditation techniques. Behavioral Medicine, 1990, 1, 90-95

[4] Goleman D – Surmonter les émotions destructrices. Un dialogue avec le Dalaï-Lama. Paris : Robert Lafont, 2008

[5] Maex E – Mindfulness : apprivoiser le stress par la pleine conscience. Bruxelles : De Boeck, 2007

[6] Sati souvent traduit en français par l’attention juste

[7] Nhat Hanh, Thich – Le miracle de la pleine conscience. Paris : Edition de l’Espace Bleu, 1996.

[8] Davidson R, Kabat-Zinn J,Schumacher J, Rosencranz M, Müller D, Santorelli S, Urbanowski F, Harrington A,Bonus K, Sheridan J – Alterations in brain and immune function produced by mindfulness meditation. Psychosomatic Medicine, 2003, 65, 564-570

[9] Baer RA – Mindfulness training as a clinical intervention : a conceptual and empirical review. Clinical Psychology : Science and Practice, 2003, 10/2, 125-143

[10] Grossman P, Niemann L, Schmidt S, Walach H – Mindfulness-based stress reduction and health benefits. A meta-analysis. Journal of Psychosomatic Research, 2004, 57, 35-43

[11] Dantin L – Méditation pleine conscience et traitement cognitive des obsessions. Journal de thérapie comportementale et cognitive, 2007, 17, 115-119

[12] Relman A, Kabat-Zinn J, Hosmer D, Riley D – Parsing the data : An examination of a study on meditation and the treatment of psoriasis. Advances in Mind-Body Medicine, 2001, 17, 66-77

[13] Sephton SE, Salomon P, Weissbecker I, Ulmer C, Floyd A, Hoover K, Studts JL – Mindfulness meditation alleviates depressive symptoms in women with fibromyalgia : results of a randomized clinical trial. Arthritis Care and Research, 2007, 57, 77-85

[14] Linehan M – Traitement cognitivo-comportemental du trouble de la personnalité étatlimite. Genève. Edition Médecine et Hygiène, 2000

[15] Hayes SC, Jacobson NS, Follette VM, Dougher MJ (Eds.) – Acceptance and change : Content and context in psychotherapy. Reno, NV : Context Press, 1994.

Carl Jung

Il naquit en 1875 et fut le disciple et ami de Sigmund Freud.
Au lieu de considérer la spiritualité et la religion comme des évasions par rapport à la santé mentale il admit, en effectuant une synthèse de traduction religieuse de l’Orient et de l’Occident, une présence divine qui donnait un sens à la vie.

Pour Jung, en Occident ont est porté à chercher à l’extérieur de soi-même une présence divine dispensatrice de grâce alors qu’en Orient, on insiste sur l’universalité, l’intemporalité et la vie intérieure.
Il a observé que l’homme oublie trop facilement la tâche qui consiste à s’autoréaliser. Il est souvent bien commode d’éviter ce qui comporte le plus de sens pour nous en tant qu’être humain et de prendre le chemin de la moindre résistance. Le chemin qui mène au sens et à la réalisation de soi, Jung l’a appelé le « processus » d’individuation ».

Ce processus comporte deux phases :

– la première est en relation avec le développement de la « personna » qui est un masque ou une série de masques que nous portons dans la vie. Cette première phase passe à travers tous les défis rencontrés entre la puberté et l’âge de quarante ans. Cette période regorge de choix de vie opposés : la liberté ou l’engagement, le besoin de solitude ou l’intimité, pour n’en nommer que quelques uns. Cette phase alterne entre introversion et extraversion.

– la seconde phase, qui généralement commence vers quarante ans, apporte l’occasion de découvrir un sens plus profond et plus personnel à sa vie.
Cette phase comporte deux démarches :

– devenir de plus en plus conscients de ces aspects de nous-mêmes que nous avions laissés de côté: quelle que soit la crainte que nous inspire cette entreprise, nos aspects cachés ont un cadeau magnifique à nous offrir.

– la quête de l’intégralité. Ayant reconnu nos parties cachées, nous devons les accueillir et les intégrer. Elles nous enrichissent et nous font découvrir que le sens de la vie vient de la réalisation de l’unicité et de l’individualité.

Bibliographie:

« L’Homme à la découverte de son âme » de Carl Jung

Toute la vie humaine est le reflet du passage de l’ego à l’âme (ou du psychologique au spirituel)
   L’ultime but de la vie est de vous permettre de découvrir qui vous êtes vraiment. Vous avez pris une forme physique pour réaliser cet objectif, pour découvrir par vous-même que vous êtes un être spirituel.
Vous découvrez qu’en réalité, tout est spirituel et que les étiquettes que vous attribuez aux différentes maladies et aux conflits psychologiques ne sont que des termes différents qui parlent tous du seul processus en cours : celui de l’éveil de la conscience.
La maladie est une forme de malaise localisé qui a été engendré à un moment de l’existence par la dénégation, la culpabilité, le jugement, la honte, l’autocritique et le manque d’amour. Elle est aussi liée à un réflexe biologique de survie qui est à mettre en relation avec la conscience primale de la vie, tant végétale, qu’animale ou humaine.

La maladie est un cri de l’âme qui attend d’être entendu et replacé dans son juste contexte

La maladie est intimement liée à l’éveil spirituel lorsque celui-ci ne peut se faire dans des conditions harmonieuses. C’est un des moyens qu’utilise le corps pour « rectifier la trajectoire » lorsque celle-ci s’éloigne de notre être véritable. Lorsqu’une guérison se produit, la peur devient lumière, une nouvelle orientation est donnée au corps et la santé se rétablit. Mais il est bien entendu qu’il n’est pas obligatoire de passer par cette expérience de la maladie pour y arriver.
L’éveil spirituel peut être favorisé par la compréhension du processus psychologique de l’être humain qui, observé sous cet angle, globalise et réunit toutes les données.
Une science récente, la psychobiologie, résume tout le périple de la conscience humaine comme le passage de l’homme animal à l’homme Dieu.
Vous trouverez ci-après, le tableau et l’explication de cette synthèse qui permet de situer plus justement l’homme dans son chemin de vie.

Pour voir le tableau complet, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Le cercle symbolise la vie humaine.
Il est divisé en quartiers qui représentent les quatre grandes étapes psychologiques (ou spirituelles) à franchir pour permettre le passage du Moi au Soi, ou de l’ego à la conscience de l’âme, ou encore, de l’homme-animal à l’homme-Dieu.
Chaque quart se divise encore en trois roues qui concernent les étapes d’entrée, d’installation et de sortie nécessaires pour le passage d’un quart à un autre.

1er quart supérieur gauche

Le premier quart supérieur gauche (1) représente la création de l’ego. Il débute par l’entrée dans la vie du fœtus dans le ventre maternel.
Le fœtus vit en symbiose avec sa mère. Lui ou sa maman, c’est pareil. Il ressent ce qu’elle ressent, il vit ses joies et ses peines. Il vit dans la consciencesubconsciente. Cette période est représentée par la première roue (entrée) dans le premier quart.

A la naissance, il quitte cette union et connaît la séparation. Ses pleurs et ses cris sont la manifestation de son travail de deuil et de sa souffrance de cette séparation.
Au fil des mois, en même temps qu’il découvre son corps, il va réaliser qu’il n’est pas sa mère et que sa mère n’est pas lui. Le nourrisson fait alors une sorte de dépression qui se manifeste par le fait que chaque fois qu’il est en présence de quelqu’un d’étranger à sa mère, il pleure ou il se cache.
Vers un an, l’enfant réalise qu’il y a sa mère, les autres et lui. C’est cette séparation qui donne l’identité de l’enfant. Ainsi naît le Moi, au niveau psychologique.
Cette période (entre un an et trois ans) correspond à l’installation dans laconscience sociale. (voir 2ème roue du premier quart supérieur gauche)

Ce petit Moi va chercher des solutions pour ne pas souffrir dans la vie de tous les jours de ses frustrations et de ses manques. C’est là qu’il va installer ses propres programmes de survie suivant les événements qu’il rencontrera et ses réactions premières vis-à-vis de ceux-ci. Souvent, la première expérience consciente est déterminante et sera l’objet de référence pour les situations ultérieures qui verront se répéter les mêmes schémas comportementaux. Il va se forger ses défenses en prenant conscience du pouvoir qu’ont ses « oui » et ses « non ». (Conscience du petit moi ou de l’ego).
A ce stade, l’ADN est porteur de toutes les informations relatives à la survie, à la douleur, à la souffrance et au pouvoir de l’ego.
La création de l’ego est un processus naturel et obligatoire sur le chemin de la prise de conscience du Soi. Il est une aide qui, normalement, dès l’âge de sept ans, devrait aider l’enfant à se repérer dans la vie.
Mais dans la réalité, il en va tout autrement.
C’est durant cette période, (entre trois et sept ans) qu’il va adopter les comportements qu’on lui apprend. C’est là qu’une faille se creuse entre ses émotions vraies et ses émotions fausses, entre ce qu’il « aurait dû ressentir » et ce qu’il ressent effectivement. Les comportements appris avant qu’ils ne soient désirés par l’enfant prennent la place de ses sentiments véritables. Le processus est subtil car il est lié à « la bonne éducation » que veulent lui donner ses parents et la société pour « son bien ».
Un « faux moi » prend la place de son identité et éteint tous ses véritables repères.
Exprimer sa joie ou sa tristesse, sa colère ou sa désapprobation, donner ou conserver pour soi devient pour l’enfant un choix impossible à faire tant il est conditionné par ce qu’on attend de lui et ce qu’on lui a inculqué.

C’est là que le niveau de la sensation à votre véritable identité a été détruit

L’être humain est soumis aux lois et aux règles de la société qu’il s’est créé et qui vont, le plus souvent, à l’encontre des deux seules lois auxquelles répond l’âme et qui sont la liberté et l’auto-responsabilité.
C’est ce qui permet l’installation « des masques ».(voir 3ème roue du premier quart supérieur gauche)

A partir de là, l’enfant va vivre avec ce comportement appris non désiré qu’il a intégré à son identité jusqu’à l’inévitable « crise de l’adolescence » ou son âme, à la recherche de l’unité perdue, va le pousser à se différencier de ses parents pour trouver son propre centre. (Voir 1ère roue du second quart supérieur droit)

2ème quart supérieur droit

Il va passer ensuite par un travail d’organisation et de socialisation et la rencontre de l’autre sexe.
Si toutes les étapes de ce processus de maturation psychologique se sont bien passées, l’homme ou la femme est devenu capable d’un amour altruiste.
Mais là aussi, les déviations de la société, de l’enseignement, de l’éducation font que rares sont « adultes » ceux qui arrivent à l’âge adulte. La plupart du temps, ils en sont encore à se débattre avec un émotionnel resté accroché à l’âge de la petite enfance et avec un ego qui cherche désespérément à combler ses besoins.
Normalement, l’âge adulte devrait conduire à la découverte des masques (voir 2ème roue du 2ème quart) et à sa conséquence directe : le désir de libération du comportement appris non désiré (3ème roue du 2ème quart).

Ce désir de libération du comportement appris non désiré va amener l’être humain à rencontrer son « ombre », c’est-à-dire, reconnaître toutes les parties de lui qui n’ont jamais pu s’exprimer. C’est là qu’il doit arriver à ne plus se juger, à comprendre que tout est juste. Il rencontrera la peur de la perte des valeurs qui le soutiennent, la révolte et enfin l’acceptation de ce qui est. (voir 1ère roue du 3ème quart inférieur droit)

3ème quart inférieur droit
    

N.B. Le cancer apporte souvent avec lui cette remise en question brutale. La résolution des conflits qui en sont la cause et la mise en conscience du processus de conscience qui est en train de s’opérer, conduit le plus souvent à sa guérison.
Il n’est, bien évidemment, pas nécessaire d’avoir recours au cancer ou à la maladie pour réaliser cette étape; le cancer ou la maladie est un moyen qu’a choisi la personne dans le cadre de ses croyances et de ses limitations pour atteindre cet état de conscience. (Une des croyances les plus répandues est que l’évolution passe par la souffrance et la maladie.)

La découverte du « compagnon » (terme qui désigne l’ego véritable) va lui permettre de mettre bas les masques (2ème roue du 3ème quart).

Il voit alors clairement qui il n’est pas mais il ne sait pas encore qui il est. Cette perte des repères de l’identité va le plonger dans la confusion. Il pourra avoir l’impression de « perdre la tête ». Son mental ne lui semblera plus d’aucun secours.
Mais ne faut-il pas se perdre pour se « retrouver » ? (3ème roue du 3ème quart)

  Cette étape est cruciale car il y a le risque de confondre les symptômes de libération avec les symptômes de l’ancien état de souffrance. Des symptômes de guérison peuvent être interprétés comme des maladies alors que c’est le corps qui saisit l’occasion pour évacuer toutes les scories qu’il a accumulées depuis bien longtemps, pour éliminer ce qui n’est plus utile et pour réparer et restaurer ce qui doit l’être.

La recherche de l’unité, de l’amour infini ne peut être comblée tant que la dualité se manifeste en l’Etre. Aussi, va-t-il inverser le processus. Plutôt que de chercher à l’extérieur la plénitude, il va la rechercher en lui-même. C’est le chemin de l’introversion, de la méditation. Il va mettre une distance entre les évènements extérieurs et sa perception, ce qui va empêcher les émotions de le submerger et de ressentir des émotions violentes face aux événements.
Un quatrième brin d’ADN est activé : il est porteur de toutes les informations concernant l’amour inconditionnel.
A ce stade, l’humain n’a réalisé qu’une partie de sa croissance. (Conscience de transmutation) (1ère roue du 4ème quart).

4ème quart inférieur gauche

Cela va lui permettre de découvrir « l’Autre » qui l’habite, c’est-à-dire, son Etre intérieur. Cette partie de lui libre et non soumise aux conditionnement social, aux habitudes, cette partie qui se suffit à elle-même et qui échappe à la dualité. Cette étape est celle de la supraconscience qui correspond à l’activation d’un cinquième brin d’ADN porteur des informations relatives au fait de s’exprimer et de vivre au-delà de la dualité. (2ème roue du 4ème quart)

Après le chemin de l’introversion, il va prendre le chemin de la croissance spirituelle qui se fait au dehors, dans la relation à l’autre car il a désormais compris que l’Autre, c’est lui. La sympathie devient empathie, la communication communion.
Sa relation avec Dieu va être radicalement changée car elle est la découverte de la dimension divine en l’homme. (Hyper conscience)
Un sixième brin d’ADN est activé avec toutes les informations relatives aux facultés de précognition du subconscient. ( 3ème roue du 4ème quart)

Commence alors une nouvelle spirale qui accueille un humain « guérit » de ses souffrances psychologiques, parfaitement libre et lucide du monde qui l’entoure et qui peut désormais œuvrer, en possession de sa pleine puissance.

C’est en vivant dans le monde dans l’état d’hyper conscience, que l’être humain atteint ensuite l’illumination et la réalisation pour vivre l’ascension.

Pour conclure, nous pouvons dire qu’il existe une médecine d’urgence et une psychologie d’urgence qui servent à soutenir le petit « Moi » dans ses moments de fragilité, qui servent à réparer les traumatisme physiques, affectifs et psychologiques. Mais la véritable médecine et la psychologie de demain s’adresseront ensuite au Soi pour l’aider à reprendre sa place dans l’évolution humaine.

Le  corps et l’esprit ne font qu’un, ainsi que l’âme qui est pour ainsi dire le lien
entre les deux.
La tonalité de nos pensées et nos émotions influencent
directement le corps par l’intermédiaire des neuromédiateurs et hormones qui
sont le liant entre le cerveau et le corps.Si nos pensées et nos
émotions ont une tonalité négative, nous produisons des hormones correspondant
au stress, au mal-être (notamment le cortisol). Par accumulation excessive, ces
hormones vont dérégler le fonctionnement de l’organisme, dégrader notre sommeil,
et notre système immunitaire va être inhibé, nous rendant plus vulnérables au
développement de maladies infectieuses ou d’un cancer.Inversement, les pensées et

émotions positives entrainent la production de neurotransmetteurs et
d’hormones qui démultiplient nos facultés cérébrales et notre créativité
(sérotonine, dopamine, endorphines), tout en renforçant notre système
immunitaire et en synchronisant de façon optimale les fonctions de
l’organisme.Voici un reportage du JT de France 2 sur la méditation et
ses effets sur l’organisme:

Dans notre cerveau, les zones mentales (corticales), émotionnelles (limbiques), et
physiologiques sont intimement interconnectées et liées par des échanges
neuronaux permanents. C’est pourquoi les pensées formées dans le cortex exercent
une influence sur notre organisme tout entier, par l’intermédiaire des zones
limbiques et « reptiliennes » directement impliquées dans l’ensemble de nos
processus métaboliques. L’influence de la pensée consciente sur le corps, et en
particulier pour agir sur des aspects de notre santé, est donc déterminante

1964, dans un livre co-écrit avec Ralph Metzner, « A Psychedelic Manual », basé
sur le Livre des morts tibétain, Timothy Leary décrivait les états modifiés de
la conscience…
« Une expérience psychédélique est un voyage dans de
nouveaux champs de conscience. La portée et la teneur de l’expérience sont sans
limite, mais ses caractéristiques sont la transcendance des concepts verbaux,
des dimensions d’espace-temps et du moi ou de l’identité. De telles expériences
de conscience élargie peuvent se produire par une multitude de moyens: la
privation sensorielle, les exercices de yoga, la méditation disciplinée, les
extases religieuses ou esthétiques, ou spontanément. Très récemment, ces
expériences sont devenues accessibles à tout un chacun par l’ingestion de
drogues psychédéliques telles que le LSD, le psilocybine, la mescaline, le DMT,
etc. Bien sûr, ce n’est pas la drogue qui produit l’expérience transcendante.
Elle agit comme une simple clef chimique – elle ouvre l’esprit, libère le
système nerveux de ses modèles et structures ordinaires. Ce type d’expérience
rappelle le voyage astral, ou sous d’autres termes plus scientifiques, la
projection astrale ou l’expérience hors du corps. »
Timothy Leary avait imaginéun modèle des dimensions de la conscience basé sur 8 « circuits ».

Il situait les 4 premiers dans le cerveau gauche, et les 4 autres
dans le cerveau droit, ces derniers restant inactivés chez la plupart des
personnes…
1. Le niveau de survie biologique

est celui en relation avec les instincts de survie les plus primitifs, et la séparation
dangereux/inoffensif des objets nous entourant. Ce niveau aurait émergé pour la
première fois dans les cerveaux des invertébrés. Ce serait le premier à
s’activer dans le cerveau d’un enfant. Leary disait qu’il était activé par les
drogues opïoides. Ce circuit implique une perception unidimensionnelle: avant et
arrière (en avant vers la nourriture, le foyer, et tout ce qui est considéré
comme sain et nécessaire, et à l’opposé laisser en arrière les prédateurs et
dangers).

2. Le niveau émotionnel

serait lié aux émotions brutes et à la séparation de comportement entre soumis et dominant. Ce circuit serait apparu en
premier chez les vertébrés. Pour les humains, il serait en fonctionnement quand
l’enfant apprend à marcher. Leary l’associe avec l’alcool. Ce circuit introduit
une seconde dimension (haut bas) liée avec les comportements territoriaux et aux
jeux de pouvoir tribaux (haut comme la taille représentant le pouvoir, et bas,
comme la posture « queue-entre-les-jambes » en signe de soumission).

3. Le niveau symbolique

concerne la logique et la symbolique dans les pensées. Leary
disait que ce circuit serait apparu quand l’homme a commencé à se différencier
du reste des primates. Leary croyait que ce circuit est stimulé par la caféine,
la cocaïne, et autres stimulants. Ce niveau introduit la troisième dimension,
droite et gauche, liés au développement des mouvements habiles et l’utilisation
« d’artefacts » (aussi appelé par Leary le niveau Habileté-Symbolisme et appelé
par Robert Anton Wilson le niveau Sémantique).

4. Le niveau domestique.
Ce niveau concerne l’évolution à travers un réseau social et la transmission de
culture à travers le temps. Ce niveau serait arrivé avec le développement des
tribus. Leary n’a jamais associé de psychoactif à celui-ci, mais des écrivains
postérieurs l’ont associé avec le MDMA. Ce quatrième circuit serait en relation
avec les règles et codes moraux, sexuels, tribaux… passés de génération en
génération et il est l’introduction à la quatrième dimension: le temps (aussi
appelé par Leary et Wilson le niveau Socio-Sexuel).

5. Le niveau neurosomatique

est le premier de l’hémisphère droit, premier des niveaux
« supérieurs » qui sont inactifs chez la plupart des humains. Il autoriserait à
voir les choses dans un espace multidimensionnel au lieu des 4 dimensions de
l’espace-temps euclidien, et serait présent pour aider à l’exploration future de
l’espace. Il serait apparu avec le développement des sociétés de loisirs autour
de l’an -2000. On l’associe avec l’hédonisme et l’érotisme. Leary l’avait lié
avec le cannabis et le yoga tantrique, ou simplement à l’expérience de la chute
libre au bon moment.

6. Le niveau neuroélectrique

est en relation avec l’esprit devenant conscient de lui-même, indépendamment des schémas crées par
les 5 circuits précédents. Il est aussi appelé « métaprogrammation » ou
« conscience des abstractions ». Leary disait que ce niveau permettait les
communications télépathiques, et qu’il est impossible de le décrire à ceux qui
n’ont seulement expérimenté les 4 premiers circuits, et difficile pour ceux avec
un cinquième niveau actif. Leary le liait avec le peyolt et la psilocybine
(Robert Anton Wilson appelait ce niveau ‘le niveau de la
Métaprogrammation »).

7. Le niveau neurogénétique

permettrait l’accès à la mémoire génétique contenue dans l’ADN. Il est connecté avec les mémoires des
vies passées, les mémoires akashiques, et l’inconscient collectif, et
autoriserait l’immortalité pour les humains. Ce circuit serait apparu en premier
parmi les sectes Hindoues et Soufis dans le début du premier millénaire. Il est
stimulé par le LSD, et le Raja Yoga (Robert Anton Wilson appelait ce circuit le
circuit Morphogénétique).

8. Le circuit psycho-Atomique

permettrait l’accès à la conscience intergalactique qui régit la vie dans l’univers (souvent
décrite comme Dieu, la Déesse-Mère, les Extraterrestres), et permettrait aux
humains d’agir en dehors de l’espace-temps et des contraintes de la relativité.
Ce circuit est associé à la kétamine et au DMT par Leary (aussi appelé par Leary
le circuit Neuro-Atomique ou le circuit Métaphysiologique, Robert Anton Wilson
l’avait appelé le circuit Quantique Non-Local).

Le terme « illumination » évoque l’idée d’un accomplissement surhumain, et l’ego aime s’en tenir à cela. Mais l’illumination est tout simplement votre état naturel, la sensation de ne faire qu’un avec l’Être. C’est un état de fusion avec quelque chose de démesuré et d’indestructible. Quelque chose qui, presque paradoxalement, est essentiellement vous mais pourtant beaucoup plus vaste que vous.

Hyperconscience, expérience du flow ou optimale et décondionnement vont de paire. C’est ce déconditionnement qui libère l’énergie dont vous avez besoin pour changer vos croyances, vous libérer des craintes et des peurs et adpater votre éveil de cosncience à un niveau plus élever.

Ce que nous qualifions d’hyper-conscience ne me semble être que l’aboutissement d’un processus de maturation psychique naturel.

Le niveau de conscience de l’occidental moyen relève de l’infra-conscience. Nos sociétés font tout ce qu’elles peuvent pour maintenir l’individu à un àge psychologique très bas pour le rendre contrôlable et en cela il est facile d’observer que le servage frontal des temps moyennageux dure sous cette forme souterraine et psychologique. Un grand frein aux états d’éveil avancés.

Le complexe « moi » est la première exploitation de l’homme par l’homme. Demandez à X d’aller à la guerre se faire massacrer il prendra ses jambes à son cou. Conditionnez-le pendant les 20 années de sa jeunesse à penser « je suis français, je suis identique à la france » et vous en ferez de la graine de héro. Sortir de la boite du conditionnement c’est ce qui se passe dans les moments de très hautes performance sans aucun asservissement à un cause ou un dogme.

« Je ne peux vous contrôler que si j’instille en vous la crainte. Quelle crainte ? la crainte de ne plus être reconnu, aimé, accepté,
socialisé. »

Je vais implanter en vous des identifications, des images que vous aurez toute votre vie, de vous. Vous penserez « Je suis communiste, philosophe, charcutier, chrétien, pilote de chasse etc. » Et quand vous direz « horreur, je vais mourrir », c’est la mort de ce « Chétien » que vous envisagerez, dans l’effroi. Vous n’êtes jamais né, mais cela vous échappe. Et puis je vais vous demander de faire ce qu’il faut pour être un bon chrétien.

Et dans cet état d’infra-conscience dans lequel je vous maintiens, je vous tiens, je vous contrôle. Je n’ai d’ailleurs pas besoin de vous récompenser, le processus se maintient de lui-même: par la peur secrète de ne plus être ce que vous pensez être vous quémandez matin au soir des preuves de votre conformité.

Vous vous sentez bien, aimé, rassuré, accepté, compris, quand vous êtes conforme à votre inconscient modèle interne. Ce modèle qui tue vos possibles parce que vous ne le voyez pas, parce que vous ne le « conscientisez » pas.

La conscience de ce « moi » libère les possibles, libère l’être. Mais cette libération sape les fondements de cette asservissement de masse qu’est notre société. Se libérer, être – par la conscience de ce qu’on l’est pas – soi, est anti-social, à contre-courant, inducteur de très haute solitude.

L’Être vous est accessible immédiatement et représente votre moi le plus profond, votre véritable nature. Mais ne cherchez pas à le saisir avec votre « mental » ni à le comprendre. Vous pouvez l’appréhender seulement lorsque votre « mental » s’est tu. Quand vous êtes présent, lorsque votre attention est totalement et intensément dans le présent, vous pouvez sentir l’Être. Mais vous ne pouvez jamais le comprendre mentalement. Retrouver cette présence à l’Être et se maintenir dans cet état de « sensation de réalisation », c’est cela l’Illumination.

L’illumination, c’est trouver votre vraie nature au-delà de tout nom et de toute forme. Votre incapacité à ressentir cette fusion fait naître l’illusion de la division, la division face à vous-même et au monde environnant. C’est pour cela que vous vous percevez, consciemment ou non, comme un fragment isolé. »

Voir aussi Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent