Le contrôle d’hyper-état s’exerce facilement sur les niveaux moyens car ce sont ces niveaux qui sont les plus perméables à la suggestion post-hypnotique et aux modifications de comportement. Il est plus important de connaître l’interprétation d’un phénomène effectuée par un individu plutôt que le phénomène en soi. On ne réalise pas un lavage de cerveau en appliquant la formule punitions/récompenses, mais par le changement de l’image que l’on a de soi, en reprogrammant et en cassant les boucles psycho-cybernétiques, les circuits du contrôle de l’affirmation et de la négation. Les humains ne peuvent tolérer qu’une somme minime de désaccords entre leurs pensées et leurs comportements. Les objectifs ou résultats dépendent de certains comportements et/ou de choses physiques – la manière dont vous ressentez les choses.

Une technique traditionnelle, chez des artistes de la mémoire des temps pré-modernes jusqu’aux actuels shows télévisés consiste en l’assemblage d’un grand nombre de récipients que l’on remplira par des images ou des simulacres qui devront être mémorisés. La manipulation de l’impact psychologique des images dans l’espace dimensionnel pour créer des impressions marquantes est une clé de l’assimilation et du stockage de grandes quantités d’information. On peut utiliser ce mécanisme dans l’autre sens. Les mêmes techniques sont utilisées autant pour éclaircir l’esprit que pour l’amnésier. On fait en sorte que les suggestions disparaissent de la mémoire consciente tout en sachant que ce qu’elles impliquent en termes d’action sera réalisé. Plus le sujet essaye de se souvenir des suggestions, plus celles-ci seront oubliées.