La plupart des aspects de la communication humaine peuvent conduire à des malentendus tout simplement parce que l’interprétation d’une communication varie selon divers facteurs. Ce phénomène dépend de mécanismes subtils qui déterminent des interprétations très différentes et, hors d’un contexte approprié, on ne peut privilégier l’une au dépend de l’autre. La conversation normale est déjà source de malentendus ; dans une communication trompeuse, ces malentendus sont volontaires. Déterminer le caractère trompeur d’une communication dépend de la connaissance du point de vue et de l’intention cachée, connaissance difficile à acquérir.
La communication trompeuse se présente sous différentes formes et sert différents objectifs. La dissimulation, l’exagération, l’équivoque, demi-mensonges, les faux-semblants, la prétention (ou l’ironie, que l’on relie à des modèles linguistiques similaires), ces artifices rhétoriques peuvent tous être considéré comme des types de communication trompeuse. Les mécanismes de simulation pourraient être impliqués dans un large nombre d’autres procédés mentaux comme le raisonnement contradictoire ou le phénomène d‘attribution. Alors qu’une communication intentionnellement trompeuse tente délibérément de dissimuler, la tromperie involontaire se manifeste en fonction d’un certain nombre de facteurs basés sur l’équivoque et l’absence de contexte provoquant la confusion et les malentendus.

L’utilisation de la négation a été identifiée comme un indicateur comportemental de tromperie dans la communication humaine. Comme cette pratique n’est généralement pas perçue comme signalant une communication trompeuse, l’utilisation des négations ambiguës ou qui n’engagent à rien constitue un dispositif efficace de tromperie linguistique (par exemple : « je n’étais pas sûr », « je ne sais pas », « je ne pourrais le dire »).

La communication trompeuse est d’autant plus efficace et plus crédible quand celle-ci inclut des négations équivoques, en dépit des confusions, malentendus, et difficultés de compréhension qui s’y rattachent.