La pleine conscience est un état de conscience qui résulte du fait de :

–         porter son attention,

–         intentionnellement,

–         au moment présent,

–         sans juger,

–         sur l’expérience,

–         qui se déploie moment après moment.

C’est un des multiples outils de prise de conscience de sa propre conscience et un excellent outil de préparation aux états avancés de conscience. C’est aussi un préalable à la mobilisation de l’intelligence collective.

La pleine conscience est un acte de présence à soi. Elle est un état naturel de conscience, voir l’état le plus naturel qui soit. Un état que nous avons oublié dans le développement de nos sociétés.

Il semblerait que notre état de conscience collectif actuel serait un état anormal ou déformé de la conscience, un état altéré  mais accepté par tous et par notre culture de par notre conditionnement !  Cet état fait parti du sens commun et est très difficile à remettre en question par la masse. Sa préservation font de nous des réponses automatiques et une forte résistance aux changements, sa transformation est difficile car elle demande une remise en cause des automatismes dans lequel la conscience s’enferment et se prive de liberté.

La technique de la pleine conscience est également connue, au niveau international, sous le terme de « mindfulness ». Elle existe depuis 2500 ans environ et fut pratiquée, dans sa forme originelle, par Bouddha.

Aujourd’hui, cependant, l’entraînement de la conscience ne relève pas nécessairement du champ spirituel ou religieux, pas plus qu’il n’implique de se convertir au bouddhisme. Il s’agit d’une technique, reposant sur des bases scientifiques, intégrant les enseignements de la sagesse orientale et les acquis de la psychologie occidentale.

Pour le débutant, l’entraînement à la pleine conscience consiste à focaliser son attention sur un point unique, par l’effet de sa seule concentration. Simple en apparence, cette méthode utilise une série d’exercices faciles amenant à prendre conscience de sa propre respiration ou de certaines parties de son corps. Elle débouche sur la découverte de son « monde intérieur », un univers rarement aussi calme qu’il n’y paraît mais plutôt agité par un flux continu de pensées, d’opinions, d’émotions…
Nous n’avons, semble-t-il, que peu de contrôle sur ces processus qui mènent leur propre existence. Divers souvenirs, opinions et pensées inconscientes se mêlent ainsi au moment présent. Nous ne percevons la réalité qu’à travers le prisme de nos propres histoires, de nos aspirations, de nos pratiques, autant de facteurs qui viennent troubler cette perception. Avec comme conséquences fréquentes des malentendus, des problèmes de communication et de multiples formes de tensions.
Prendre en compte ce flux de pensées et d’émotions intérieures, sans préjugé aucun, leur fait perdre une part importante de leur impact. La réalité se révèle telle qu’elle s’annonce, sans interférences internes.
Après quelques entraînements à la pleine conscience, la concentration voit son champ s’élargir. Elle ne focalise plus sur une point unique mais sur l’instant présent, tandis que se développe une vigilance vis-à-vis de nos propres fonctions dans tous les aspects de la vie.
Divers programmes sont aujourd’hui accessibles et font appel à l’entraînement à la pleine conscience dans un contexte clinique (par exemple pour le traitement de la dépression) ou dans l’univers professionnel (par exemple dans la lutte contre le stress).